La retraite ? Ça peut attendre…

Pour les jeunes, c’est rarement un critère de négociation au moment de l’entretien de l’embauche, encore moins un facteur déterminant pour le choix de l’entreprise à intégrer.

Sous d’autres cieux, le sujet est d’une importance capitale. Toute nouveauté aussi minime soit-elle, toute réforme ou projet de réforme, même à l’état d’embryon, retiennent en haleine et soulèvent des débats publics souvent houleux. Au Maroc, c’est une autre paire de manches. D’abord, très peu d’actifs sont réellement informés de ce que proposent les différents régimes de retraites. Très peu aussi prennent la peine de s’en informer afin de mieux préparer leur retraite face aux aléas de la vie qui sont légion après la fin de la vie active.

Pour la majorité des actifs, la retraite n’est pas de première urgence. Pour les jeunes, c’est rarement un critère de négociation au moment de l’entretien de l’embauche, encore moins un facteur déterminant pour le choix de l’entreprise à intégrer. Au mieux, ce n’est qu’à partir de la quarantaine qu’on commence à s’y intéresser.

Fatalisme ambiant, culture de l’épargne quasi inexistante ou manque de communication de la part des organismes concernés? L’enquête de La Vie éco lancée en partenariat avec le cabinet VQ tente de répondre à toutes les questions concernant ce sujet : sa perception selon les critères d’âge, de genre et de lieu de résidence, les outils mobilisés pour mieux la préparer, les attentes nourries à l’égard des systèmes en place et leur degré d’efficacité, le crédit qu’ils accordent aux moyens proposés par les privés, le degré d’ancrage de la culture de la solidarité familiale…Ce document sonde également un large panel de cadres sur leur prédisposition à travailler au delà de l’âge légal de la retraite et les raisons qui pourraient motiver une telle décision…

Mais s’il est un point à retenir de cette étude, c’est que globalement, au Maroc, la retraite ne se prépare pas, elle est subie. Et en cas de pépin, comment s’en sortir ? «On espère la providence divine», répond la moitié des sondés.