La monarchie en questions

Cela fait six années maintenant que Mohammed VI est sur le Trône. Six années qui ont considérablement transformé le Maroc alors que les défis, parfois amplifiés par la mondialisation et la liberté d’expression, n’ont jamais été aussi lourds.

Cela fait six années maintenant que Mohammed VI est sur le Trône. Six années qui ont considérablement transformé le Maroc alors que les défis, parfois amplifiés par la mondialisation et la liberté d’expression, n’ont jamais été aussi lourds.

On évoque souvent le fait que le Maroc soit une monarchie exécutive, on oublie de voir qu’elle est non seulement exécutive mais, en plus, qu’elle devient libérale, moderniste, sociale et populaire. Une monarchie exécutive reste nécessaire dans l’époque actuelle et, reconnaissons-le, les interventions du Roi sont loin d’être intempestives. L’on se souvient au contraire qu’au cours des deux premières années, beaucoup de ceux qui, aujourd’hui, parlent d’interventionnisme s’inquiétaient d’un déficit d’autorité. Plus tard, des initiatives essentielles, originales ou audacieuses ont été prises par le Souverain : la réforme de la Moudawana, le nouveau concept de l’autorité, la création des CRI, de l’IER, le développement régional, l’aménagement des stations touristiques, l’INDH (dont tout le monde ne mesure pas encore l’importance)… Certes, des femmes et des hommes ont travaillé à la concrétisation, mais les idées, l’arbitrage, l’audace sont bel et bien là.

Sur un autre plan, la parole se libère (avec quelques excès parfois mais c’est inévitable) ; les droits de l’Homme sont devenus une évidence et non pas une expression subversive et l’économie continue à aller vers un modèle ouvert, qui encourage l’esprit d’entreprise et le mérite.

Quand on ajoute à cela la fibre sociale du Roi, on se rend compte que le Maroc de M6 va vers un modèle inédit de monarchie exécutive, libérale, sociale et populaire.

Le Chef de l’Etat est dans son rôle quand il bouscule les lenteurs ou qu’il impulse des actions décisives. En cela, il prend un risque politique. Etonnamment, quand tout va bien, peu de gens prennent la peine de le relever. A l’inverse, quand un petit souci surgit, quand des responsables se défaussent de leurs obligations, on réagit avec excès. La monarchie a bon dos quand il s’agit de noircir le tableau!

A La Vie éco, c’est dans le modèle actuel que nous nous reconnaissons. Un modèle que nous soutenons parce que nous adhérons à ses valeurs et parce que nous pensons que c’est la meilleure réponse possible dans le Maroc d’aujourd’hui.

C’est aussi pour les mêmes raisons que nous défendons l’ouverture des marchés et la lutte contre les monopoles ; que nous stigmatisons les rentes et les protections, comme celle qui vient d’être installée récemment dans un secteur bien particulier et que, dans notre travail quotidien, tout en effectuant notre devoir d’information, nous donnons volontiers la parole à une ligne d’entrepreneurs dynamiques et représentatifs du nouveau Maroc.