Gisements futurs

Le Maroc accélère son rythme de transition énergétique. En atteste l’annonce récente du gouvernement qui s’est fixé désormais un horizon moins lointain pour atteindre l’objectif de 52% de part du mix provenant des énergies renouvelables.

Ce niveau sera donc ciblé, et espérons-le atteint en 2025 au lieu du délai initial qui était de 2030. Et ce n’est pas tout. La part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique du Maroc en 2030 passera même à 64,3%, soit une capacité installée totale de pas moins de 20.250 MW. Ces nouveaux challenges étaient attendus de la part d’un gouvernement qui s’est d’entrée de jeu aligné sur une toute nouvelle démarche en la matière, annoncée déjà par l’apparition pour la première fois d’un département ministériel pour la transition énergétique en lieu et place du traditionnel et désormais obsolète ministère de l’énergie. C’est que, effectivement, sur les deux dernières décennies, la question énergétique à travers le monde a connu de profondes remises en question qui ont conduit aux ruptures en termes de choix, de politiques, voire de dogmes.

Depuis le début des années 2000 particulièrement, le monde a connu une multiplication de situations critiques liées à la pénurie de ressources, leur surexploitation ou encore à de mauvaises pratiques menant à des catastrophes humaines et naturelles aux conséquences de plus en plus néfastes. La question énergétique est l’une des manifestations qui expriment le mieux cette équation compliquée à laquelle est confrontée l’espèce humaine : Comment couvrir les besoins de plus en plus importants, en énergie entre autres, tout en s’assurant de la pérennisation des ressources en même temps que de la vitale préservation de la planète ?

Aujourd’hui, sur le continent africain, le Maroc est officiellement reconnu comme étant un leader dans le domaine de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

En même temps, quelques chiffres sur l’Afrique interpellent: 600 millions de personnes n’ont pas à ce jour accès à l’électricité. Les capacités du continent en termes d’énergies propres pour produire de l’électricité pèsent à peine 2% des capacités mondiales. C’est dire à quel point, dans les années à venir, l’Afrique aura besoin d’investissements massifs, de fonds et surtout d’expertise pour rattraper son retard abyssal en la matière. Difficile d’ignorer ce formidable gisement d’opportunités d’investissements, de création d’emplois, de croissance économique, le tout dans un esprit de durabilité…