«The Human Element»

La stratégie industrielle, le plan Maroc Vert, la stratégie des énergies renouvelables, la réforme des retraites, la refonte du système de la santé ou encore la réforme de la justice, l’ancrage définitif du référentiel des droits de l’homme…

La stratégie industrielle, le plan Maroc Vert, la stratégie des énergies renouvelables, la réforme des retraites, la refonte du système de la santé ou encore la réforme de la justice, l’ancrage définitif du référentiel des droits de l’homme…

Ce ne sont là que quelques exemples de chantiers gigantesques lancés ces dix dernières années. Et à y regarder de près, il ne s’agit pas seulement de politiques sectorielles ou publiques mais bel et bien de réformes en profondeur qui, au-delà de leur aspect technique ou purement économique, sont des mouvements de la société qui touchent les structures fondamentales du pays. L’ampleur de ces mouvements apparaît plus claire lorsque l’on fait une comparaison avec des pays similaires. A travers ces chantiers, le Maroc s’est attaqué avec plus ou moins de réussite à des secteurs qu’on croyait finis et surtout des schémas qu’on croyait immuables. Le plus souvent, faire bouger les lignes est plus une question de psychologie que de technique. La réussite a été le plus souvent tributaire de la dose de foi, de croyance et de mobilisation qu’on y mettait. Sans porter officiellement son nom, il s’agit bien d’un projet de société en début de construction dans le sens où des acteurs d’un système décident de travailler en intelligence pour changer les paradigmes de ce même système. C’est là finalement un des fondements du fonctionnement d’une société. Or un projet de cette envergure repose in fine sur un et un seul élément : l’individu. Toutes les composantes du grand projet de transformation du Maroc d’aujourd’hui reposent sur l’être humain.

Les nombreux chantiers aujourd’hui engagés sont centrés sur l’amélioration de la qualité et des conditions de vie du Marocain comme la santé, l’INDH, les différentes politiques sectorielles qui ont pour finalité de créer des emplois, des richesses et donc d’améliorer le quotidien des citoyens. Mais la dimension humaine du développement ne s’arrête pas là.  
Aujourd’hui quand on décortique chaque composante, chaque problématique, on finit inévitablement par converger vers le même élément-clé de la réussite : l’être humain.
Aucune politique, aucune stratégie, aucun plan de développement ne peut réussir en l’absence de femmes et d’hommes à la hauteur de la responsabilité. Des femmes et des hommes bien formés, qualifiés, outillés sur le plan technique certes mais pas seulement. Le Maroc a besoin de femmes et d’hommes épanouis, sûrs d’eux, qui croient en leur potentiel et en leur génie, qui portent et transmettent aux générations suivantes l’esprit de conquête et de challenge mais aussi les valeurs de droiture, d’honnêteté, de travail, de mérite, de respect de l’autorité et du droit…

Finalement, tous les maux convergent vers l’école. Et paradoxalement, à ce jour, presque tous les chantiers ont été attaqués frontalement avec plus ou moins de courage à l’exception de celui de l’éducation et de la préparation des générations futures n Saâd Benmansour