A quand le vote électronique ?

A quelques semaines des élections, l’une des batailles les plus urgentes à mener consistera à mobiliser les jeunes en ratissant plus large.

Cette frange de la population qui a pour habitude de ne pas voter. Le premier pas est de les amener d’abord à s’inscrire sur les listes électorales, ouvertes jusqu’au 1er juillet. Pour la suite, ce sera aux partis et à la classe politique, entre autres acteurs concernés, de prendre le relais. Mais ils ne sont pas les seuls.
Car, s’il est vrai que les acteurs politiques peuvent être, en partie, responsables de la désaffection des jeunes pour la chose politique, et c’est là un tout autre débat, l’implication des jeunes est probablement aussi tributaire des moyens utilisés et des canaux empruntés pour les toucher.
Or, depuis longtemps, force est de constater que, contrairement à cette croyance largement répandue, les jeunes sont intéressés par le débat sur la chose publique, y compris politique et même partisane. Sauf qu’ils l’expriment à leur manière et presque exclusivement à travers des canaux autres que ceux classiques, particulièrement les réseaux sociaux. D’un autre côté, un des enseignements majeurs à retenir des 16 mois de pandémie qui viennent de s’écouler est que digital et numérique s’adaptent à toutes les situations et peuvent parfaitement remplir la fonction de canal efficace d’échange, d’apprentissage, de transactions…
Pendant plusieurs mois, une grande partie, si ce n’est la majorité, des activités se sont poursuivies grâce au digital.
Les Marocains ont découvert le télétravail, l’enseignement à distance, alors que dans d’autres domaines, le numérique est déjà bien implanté.
Chez nous, aujourd’hui, des transactions commerciales, immobilières et financières, portant sur des millions, voire des milliards de Dirhams, des procédures administratives et légales, parfois compliquées, se font intégralement à distance et par voie digitale.
C’est la preuve éclatante que notre pays est déjà capable de développer des plateformes technologiques garantissant toutes les normes de sécurité, de fiabilité et d’efficacité.
Et au vu des moyens humains, techniques, matériels et du savoir-faire démontré, rien n’empêche aujourd’hui le Maroc d’adopter le vote électronique qui pourrait être un remède aux effets insoupçonnés contre l’abstentionnisme des jeunes.