Zoo d’Aïn-Sebaࢠ: lancement du premier appel d’offres de travaux

Les travaux de terrassement commenceront dans la foulée de l’attribution du marché. Le deuxième appel d’offres relatif aux bà¢timents sera publié mi-octobre.

L’aménagement du futur parc zoologique d’Aïn-Sebaâ n’a subi, jusque-là, aucun retard important. Le premier appel d’offres relatif aux travaux de terrassement, murs de soutènement et voiries et réseaux divers (VRD), dont le lancement était d’abord prévu début juin, vient d’être publié le 16 septembre dernier. L’ouverture des plis de ce marché de 67 MDH est prévue le 19 octobre pour un démarrage des premiers travaux fin octobre. Sur place, tout est prêt. Le site a été entièrement libéré et l’ensemble des occupants relogé. «En ce qui concerne l’état d’avancement physique du projet, les travaux préparatoires du chantier sont achevés», confie Driss Moulay-Rchid, DG de Casablanca Aménagement, maître d’ouvrage du projet pour le compte de la Commune urbaine de Casablanca. A noter que la société de développement local s’est déjà entourée, depuis l’année dernière et au cours des derniers mois, du cabinet espagnol Rain Forest Diseño, concepteur du bioparc de Valence, pour la maîtrise d’œuvre «Architecture», du groupement de bureaux d’études CED-INGEBATT pour la maîtrise d’œuvre «Ingénierie» et de Comete International comme assistant à la maîtrise d’ouvrage. Le projet va bon train puisqu’un deuxième appel d’offres relatif cette fois aux bâtiments doit être lancé vers la mi-octobre. «Pour l’instant, nous sommes conformes à notre planning», résume Driss Moulay-Rchid. 

Les deux tiers du parc seront occupés par les animaux

A l’image de ce qu’a réalisé Rain Forest Diseño au bioparc de Valence, le futur parc zoologique d’Aïn-Sebaâ repose sur le concept de «zoo-immersion» qui s’appuie sur une technique alliant paysagisme et zootechnie «afin de plonger le visiteur dans une re-création soignée de l’habitat originaire des animaux». «L’objectif est d’inviter le public à s’aventurer dans un écosystème complexe et à aller à la rencontre des animaux. Les barrières, clôtures et fosses nécessaires à la contention des animaux sont remplacées par des rivières, cascades, rochers, troncs d’arbres, talus ou failles de terrain. Une recréation paysagiste de qualité transforme le zoo en une succession de diaporamas complexes où la sensation de captivité disparaît pour transmettre au visiteur des émotions dignes d’un safari dans une contrée lointaine», rappelle Driss Moulay-Rchid. Sur les 10 hectares qu’occupera le futur parc zoologique, contre 2,5 ha initialement occupés par l’ancien parc, la part belle est faite aux collections animalières puisqu’elles occuperont les 2/3 de cet espace. Tout autour, des restaurants, kiosques, magasins et autres équipements d’animation et de loisirs viendront compléter l’offre de divertissement du parc zoologique. Rappelons qu’une enveloppe de 250 MDH est prévue pour la réalisation de ce grand projet.