Zone industrielle d’Oulad Hadda : des dérogations spéciales pour des investissements de 2 milliards de DH

Prévue par le schéma directeur du Grand Casablanca, elle s’étend sur 840 ha. 13 projets d’investissement ont été validés par la Commission régionale des investissements. Pas d’exclusivité ; tous les secteurs d’activité pourront s’y installer.

Prévue par le schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) du Grand Casablanca, la future zone industrielle d’Oulad Hadda, qui s’étend sur 840 ha entre l’ancien aéroport de Tit Mellil et l’actuel aéroport de Nouaceur, sur la route de Mediouna, commence à attirer les investisseurs. Le 13 avril dernier, la Commission régionale des investissements s’est en effet réunie pour statuer sur le sort de 16 projets d’investissements candidats à l’installation dans cette zone. Au final, 13 dossiers ont été acceptés. Le tout représente un investissement global de plus de 2 milliards de DH et devrait permettre la création de plus de 14 000 emplois directs. «Ces premières installations ne représenteront qu’une petite partie de la surface occupée par la zone industrielle», précise Hamid Ben Elafdil, directeur du Centre régional d’investissement du Grand Casablanca. «Sur le plan de l’urbanisme, il n’est pas prévu de destiner la future zone industrielle d’Oulad Hadda à tel ou tel secteur. Au contraire, Oulad Hadda se veut être une zone d’expansion du Grand Casablanca propice à l’installation de diverses activités», poursuit M. Ben Elafdil.

Des dérogations pour construire sur des terrains agricoles

La mise en place de cette nouvelle zone industrielle s’inscrit dans un réel partenariat public/privé puisque l’aménagement et la gestion de la zone seront réalisés conjointement sur la base d’une convention à signer entre autorités et investisseurs.
Parmi les projets retenus, trois concernent l’aménagement et le développement de parcs industriels et logistiques et l’un de ces derniers est à l’initiative d’un fonds d’investissement étranger. Quant aux 10 autres projets ayant reçu l’accord de la commission, ils touchent à diverses activités, dont la fabrication de mobilier de bureau, les industries métallique et mécanique, la fabrication d’emballage et de matériaux de construction. Une fois que leurs plans auront été approuvés, il faudra compter 6 mois pour célébrer la pose de la première pierre. «Les travaux de construction devraient démarrer d’ici un an», explique ainsi M. Ben Elafdil.
A noter également que ces installations bénéficieront d’un régime dérogatoire. En effet, d’après les plans d’aménagement en vigueur, les terrains concernés par les limites de la zone d’Oulad Hadda sont des terrains agricoles. Dans l’attente des nouveaux plans d’aménagement (il y en a 33) du Grand Casablanca, encore en cours de réalisation, c’est donc la procédure de dérogation qui a joué. Il faut rappeler à cet effet que depuis deux ans, une commission spéciale est prévue à cet effet pour ne pas entraver les projets immobiliers et industriels de la métropole.