Zéro Mika : 5 170 infractions enregistrées depuis l’adoption de la loi

Plus de 90% des PV concernent les commerces de proximité. Neuf unités de production, 247 grossistes et 118 magasins de distribution moderne ont été sanctionnées.

Les sacs en plastique ne sont pas près de disparaître. Environ deux mois après l’entrée en vigueur de la loi interdisant la fabrication, l’importation, l’exportation, la commercialisation et l’utilisation des sachets en plastique, la «Mika» est encore visible dans nos marchés. Le bilan des tournées des commissions de contrôle, menées au niveau des différentes préfectures et provinces, du 1er juillet au 19 août 2016, confirme ce constat. En effet, les équipes du ministère de l’intérieur ont organisé durant cette période 3846 sorties de contrôle. Ces sorties ont permis de mener 91 982 visites dans les unités de production et les locaux de commerce et de prestation de services. Résultat, «pas moins de 5 170 infractions ont été relevées», affirme une source au ministère de l’intérieur. Dans le détail, «elles sont neuf unités de production qui ont été sanctionnées pour motif de production de sachets en plastique», développe notre source. Les commissions de contrôle ont également saisi les sachets stockés auprès de 247 grossistes et distributeurs d’articles en plastique. La distribution moderne n’est pas en reste. En effet, 118 infractions ont été constatées dans ces magasins toutes tailles confondues (GMS, superettes, libre-service). Dans les locaux de prestation de services, pas moins de 74 PV ont été rédigés. Le reste des infractions, soit plus de 90% (4722 PV), a été entièrement enregistré dans les commerces et points de vente de proximité.

D’importantes ressources mobilisées par le ministère de l’intérieur

Il est à souligner que le ministère de l’intérieur a mobilisé d’importantes ressources pour mettre fin aux sachets en plastique. Concrètement, «le département ministériel a procédé à la désignation et à la délivrance des cartes professionnelles à plus de 460 cadres relevant des différentes préfectures et provinces», explique notre source. Les opérations de contrôle ont été généralement organisées dans le cadre de commissions mixtes impliquant en plus des agents de contrôle commissionnés relevant des préfectures et provinces, les représentants de l’autorité locale, ceux des délégations du ministère de l’industrie et du commerce et dans certains cas des agents de la Sûreté nationale ou de la Gendarmerie royale.