Vallée du Bouregreg : coup d’envoi des travaux en 2005

Un texte de loi devrait entériner le projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg.
Le projet coûtera 10 milliards de DH.
Pour le financement, il est prévu un mixage entre deniers publics, ressources privées et emprunts internationaux.

Al’horizon 2010, l’agglomération de Rabat- Salé aura un autre visage grâce à l’aménagement de la vallée du Bouregreg. Le coup d’envoi du chantier sera donné début 2005. Pour l’instant, SABR Aménagement, filiale de la CDG, ainsi que le comité en charge du dossier s’attellent à finaliser le montage juridico-financier. Le projet de texte de loi devant entériner le choix de l’aménagement de la vallée du Bouregreg est également en cours d’approbation par le Secrétariat général du gouvernement (SGG). En effet, il s’agit de finaliser le Parti d’aménagement global (PAG) et les plans d’aménagement qui en découlent afin de les rendre opposables aux tiers. Le projet de loi prévoit en outre la création d’une agence de droit privé, dotée des moyens financiers adéquats, qui aura pour mission de mener les opérations dans les délais prévus.
Le coût de l’aménagement de la vallée du Bouregreg est évalué à près de 10 milliards de DH, dont 2,5 milliards pour la réalisation d’un tramway. Considérant que les apports positifs du projet auront des retombées sur l’ensemble de la collectivité de l’agglomération de Rabat-Salé, le montage financier repose sur un mixage entre les concours du budget général de l’Etat, des budgets communaux, du Fonds Hassan II et des prêts concessionnels de la Banque européenne d’investissement (BEI) ou de la Banque africaine de développement (BAD). A ce titre, des lots du projet pourront être réalisés par des promoteurs privés via des appels à manifestation d’intérêt.
A ce jour, les études relatives au montage du projet ont coûté entre 25 et 30 MDH, financés par des avances de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG).
Il s’agira ensuite de développer le projet via la cession de lots à des promoteurs privés. Tous les terrains de la vallée sont déjà recensés. Il en est ressorti que 52 % de la superficie concernée appartiennent à des privés, le reste étant propriété de l’Etat.

Préoccupation écologique et déplacements entre Rabat et Salé ont guidé le montage du projet
Pour en assurer la réussite, les concepteurs du projet d’aménagement de la vallée du Bouregreg l’ont articulé autour de quelques idées maîtresses.
En premier lieu, il s’agit de la réhabilitation du site en tant qu’espace écologique. Ce beau site transformé en dépotoir à ciel ouvert était en train de mourir inexorablement .
Deuxième point, le projet intègre une dimension citoyenne car il doit, selon Lemghari Essakl, directeur du pôle stratégie et développement de la CDG et DG de SABR Aménagement, intégrer les deux rives autour d’un pôle d’animation. Par ailleurs, l’aménagement inclut des réponses à des problèmes auxquels est confrontée l’agglomération, notamment le casse-tête du transport entre Salé et Rabat : chaque jour, 650 000 personnes se déplacent entre les deux villes. Ce problème sera résolu par le biais du tramway, moyen de transport répondant également aux préoccupations écologiques de la vallée.
Autre contrainte prise en compte : la problématique de l’habitat et de l’emploi à Salé. Entre autres solutions évoquées, la création d’un pôle de développement tertiaire et de résidences sur la rive de Salé.
Dans une seconde phase, il est prévu la promotion d’activités commerciales et touristiques. Un parc culturel et une grande esplanade (El Sahat Al Kabira) sont également programmés.
Bref, Salé ne sera plus considérée comme une simple cité-dortoir et la frontière naturelle que constitue actuellement le fleuve se transformera en lieu de vie unissant les deux villes sans pour autant nuire à leur identité

Les études relatives au montage du projet ont coûté entre 25 et 30 MDH financés par des avances de la Caisse de dépôt et de gestion.

Grâce au tramway, le projet répond, entre autres, au casse-tête du transport entre Salé et Rabat : 650 000 personnes se déplacent chaque jour entre les deux villes. Ce moyen de transport répond par ailleurs aux préoccupations écologiques de la vallée.

Vue d’ensemble de l’embouchure du Bouregreg, concernée par la première phase du projet d’aménagement.