Upline se lance dans le syndic d’immeubles

Valorim, sa nouvelle filiale, vise dans un premier temps le patrimoine des clients
d’Upline.

Le créneau est porteur et intéresse de plus en plus d’opérateurs qui se lancent dans la gestion d’immeubles et de propriétés immobilières, notamment depuis l’entrée en vigueur, le 7 novembre 2003, de la loi sur la copropriété. C’est le cas du groupe Upline qui a créé tout récemment une nouvelle société, Valorim, dédiée à cette activité et dotée d’un capital d’un million de DH. Cette décision, explique Naoual Laaziz, DG de la nouvelle filiale, est une suite logique dans l’activité du groupe qui offre depuis plusieurs années à ses clients une gestion de leur patrimoine mobilier à travers Upline Securities et Upline Capital Management. «La création de Valorim est destinée à proposer une gamme complète de services aux clients du groupe en leur offrant désormais la gestion de leur patrimoine immobilier.»

A Casablanca, un immeuble a besoin d’être repeint tous les 5 ans

L’activité démarre doucement à Casablanca, et peut éventuellement s’étendre à d’autres villes. Mais pour l’instant, ce sont plutôt les clients déjà présents dans le portefeuille du groupe qui sont ciblés par cette nouvelle entité. Selon son DG, «l’intérêt de confier son patrimoine à un syndic professionnel offre plusieurs avantages eu égard à la complexité qui caractérise la gestion des biens immobiliers communs».
A court terme, il s’agit de débarrasser les clients de toutes les tracasseries qui sont légion dans ce domaine (entretien suivi des espaces communs, procédures en référé devant la justice à l’encontre des propriétaires récalcitrants, délais de prescription des créances, etc.).
La gestion technique d’une copropriété n’est en effet pas aisée, et il faut faire preuve de beaucoup de doigté et de professionnalisme pour faire respecter les décisions de l’assemblée générale, notamment quand il s’agit de collecter les cotisations des copropriétaires et d’établir de manière régulière le budget du syndicat, avec la tenue d’une comptabilité faisant apparaître la situation de la trésorerie de chaque copropriétaire et du syndic lui-même. Ceci sans compter que le syndic professionnel est mieux outillé quand il s’agit d’effectuer des travaux, pour négocier avec les fournisseurs un meilleur rapport qualité- prix, et assurer le suivi de ces travaux.
A long terme, c’est de la préservation du bien qu’il est question dans la mesure où un syndic professionnel est mieux à même de veiller à ce que le bien ne se déprécie pas. A Casablanca, explique Naoual Laaziz, un immeuble a besoin d’être repeint tous les cinq ans, alors qu’en France par exemple , ce travail est fait tous les vingt ans.
Valorim, assure son directeur général, travaille en étroite collaboration avec des experts, ingénieurs, architectes, etc., pour réussir dans sa mission