Une unité de raffinage d’huiles de poisson ouvre à  Agadir

Le groupe français SIRH a investi 75 MDH dans cette affaire n La production, essentiellement
destinée
à l’exportation, est destinée aux industries alimentaires
et aux laboratoires pharmaceutiques.

Le groupe français SIRH (Société d’importation et de raffinage d’huiles) vient d’inaugurer à Aït Melloul, à 20 km d’Agadir, sa nouvelle filiale marocaine dénommée Winterisation Atlantic. Cette unité, d’une capacité de 10 000 tonnes, est spécialisée dans le raffinage d’huiles de poisson riches en Oméga 3 destinées aux industries alimentaire et pharmaceutique. Elle a nécessité un investissement de 7 millions d’euros (plus de 75 MDH) et a permis de créer, en phase de démarrage, 20 emplois. Dotée d’un équipement ultra-moderne, Winterisation Atlantic investit un créneau en très forte croissance en Europe et encore très peu exploré au Maroc.

SIRH a réalisé un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2004
L’intérêt majeur de l’Oméga 3 réside dans les acides gras polyinsaturés, l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et le DHA (acide docosahexaénoïque). Ces trois composants ont un effet bénéfique sur la santé, et notamment en diminuant l’hypertension ou encore le risque de récidive d’infarctus, sans compter un effet antidépresseur. La richesse en Oméga 3 des ressources halieutiques marocaines permettra à Winterisation Atlantic de devenir l’un des trois principaux intervenants sur ce marché mondial en forte expansion.

Sa production sera essentiellement destinée à l’exportation. Une fois transformée, l’huile est expédiée par bateaux complets vers des importateurs américains et européens qui concentrent les EPA et DHA. Les géants de l’industrie pharmaceutique la commercialisent en gélules et les entreprises agroalimentaires l’incorporent dans de multiples produits comme la margarine, le yaourt et le lait.
Cette nouvelle unité d’Aït Melloul constitue un important relais de croissance pour le groupe SIRH, qui réalise actuellement un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2004 (+ 47 % de croissance annuelle) de ses ventes d’huiles de poisson, dont 67% à l’export. Elle montre également la voie à nos industriels pour une exploitation judicieuse de niches à très forte valeur ajoutée.