Une stratégie nationale pour préserver les zones humides

Le Haut commissariat aux eaux et forêts annonce 60 plans d’action intégrés de restauration des zones humides prioritaires et veut sensibiliser 5 000 personnes par an. Quatre chaînes de valeurs durables au niveau des zones humides ont été créées.

Le Maroc a célébré, le 2 février 2017, la Journée mondiale des zones humides. L’occasion était propice pour fêter la signature du Maroc de la convention de Ramsar (engagement international pour la préservation et l’utilisation rationnelle des zones humides) sous le thème «des zones humides pour la préservation des risques de catastrophes». Dans ce cadre, le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) a organisé à Tanger une manifestation le 7 février dans le but de communiquer sur sa stratégie nationale et le plan d’action des zones humides 2015-2024.

Quinze nouveaux sites à inscrire sur la liste des zones humides mondiales

Présidée par Abdeladim Lhafi, Haut commissaire, cet événement a été tenu en présence de Mohammed El Yaacoubi, wali de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceima. A cette occasion, les différents axes de la stratégie nationale des zones humides 2015-2024 ont été présentés. Il s’agit de l’inscription de 30 nouveaux sites Ramsar. Parmi les axes figure également la mise en œuvre de 60 plans d’action intégrés de restauration des zones humides prioritaires, la sensibilisation de 50 000 personnes par an dans le cadre du programme animation nature pour les zones humides et le développement de 4 chaînes de valeurs durables au niveau des zones humides. Ces chaînes sont le birdwatching, la pêche artisanale, l’aquaculture intégrée et le tourisme halieutique.

En outre, quatre conventions de partenariat ont été signées. La première vise à renforcer le partenariat entre le HCEFLCD et le Fonds mondial de la nature, mais aussi œuvrer à inscrire 15 nouveaux sites sur la liste des zones humides mondiales. L’autre objectif est de développer le nouveau concept des villes Ramsar au Maroc. La deuxième convention lie le Haut commissariat à la Faculté des sciences et technologies de Tanger et des acteurs non étatiques pour la mise en place de plans d’action intégrés au niveau de la zone humide de Tahaddart. L’objectif est de conserver les espèces menacées et leur habitat et mettre en place des mécanismes de surveillance et de suivi scientifique. Les deux dernières conventions sont relatives à la valorisation des zones humides par le développement des métiers de la pêche touristique et de l’animation nature.

Les partenaires sont l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), l’Etablissement public d’enseignement et de formation professionnelle agricole de Lozère (France) et la Fédération royale marocaine de ski et de sports de montagne.

Parallèlement à cette manifestation, Abdeladim Lhafi a effectué une opération de lâcher de 5 vautours fauves dans le site naturel de Jbel Moussa au niveau du détroit de Gibraltar. Cette démarche rentre dans le cadre d’un programme de réintroduction du vautour fauve et de la réhabilitation de la faune sauvage à travers la réintégration des espèces disparues au Maroc. Enfin, en guise de sensibilisation, des livres et des jeux éducatifs sur la réserve de biosphère intercontinentale de la Méditerranée (RBIM) ont été distribués aux enfants du village de Belyounech situé dans le détroit et la RBIM.