Une micro-assurance pour couvrir les risques du microcrédit

Un produit distribué par la Fondation Ardi du Crédit agricole

Les bénéficiaires de microcrédit paieront une cotisation de 0,18% sur le montant du crédit.

A microcrédit… micro-assurance. La fondation Ardi, filiale du Crédit Agricole spécialisée dans le microcrédit, s’apprête à  lancer une assurance décès et invalidité totale et définitive en faveur de ses clients. Moyennant un taux de cotisation de 0,18% calculé sur la base du capital assuré, l’assurance permettra aux familles des clients décédés ou frappés d’invalidité de supporter le remboursement des montants restants des prêts, et à  la fondation Ardi de se protéger contre d’éventuels impayés, d’améliorer les indicateurs de performance et d’épargner aux agents de crédit des efforts supplémentaires de recouvrement d’impayés. Selon des sources au Crédit Agricole, le produit sera développé avec la Mutuelle centrale marocaine d’assurances (MCMA), la CNIA ou les deux à  la fois. Toujours est-il qu’en cas de décès ou d’invalidité totale et définitive d’un client de la fondation Ardi, la compagnie d’assurance versera à  ladite fondation un capital dont le montant est égal au solde restant dû, intérêts exclus, au jour du décès ou de la constatation de l’invalidité totale et définitive. Il est également signalé que le montant maximal couvert est de 50 000 DH, sachant que, de par la loi sur le microcrédit, les prêts de ces derniers ne peuvent dépasser justement ce seuil.

Mais, aujourd’hui, la direction du CAM est en train de penser à  étendre la micro-assurance à  d’autres catégories de sa clientèle. Ainsi, en plus des clients bénéficiant de microcrédits auprès de la Fondation Ardi, le Crédit Agricole envisage de proposer également le produit aux clients dits à  faibles revenus, notamment les petits agriculteurs.

Aujourd’hui la MCMA et le Crédit Agricole sont en train d’apporter les dernières retouches au produit sachant qu’une convention de partenariat a déjà  été signée dans ce sens. La MCMA devrait d’ailleurs lancer incessamment les premières sessions de formation au produit au profit du personnel de la fondation.

S’il est vrai qu’à  ce jour aucun cadre légal n’est encore disponible pour gérer ce genre de produit, la Fondation Ardi a fait le pari de le lancer ce qui sera, assurément, une première dans le secteur du microcrédit. Les responsables de la fondation pensent d’ailleurs en faire un élément de fidélisation de la clientèle et de sécurisation des engagements.