Une INDH nouvelle génération pour 2011-2015

Annoncée solennellement par le souverain lors du Forum du développement humain organisé à  Agadir le 1er novembre.
La rencontre a été l’occasion de faire le bilan de l’INDH.
1 500 participants venus du monde entier pour découvrir l’expérience marocaine unique en son genre.

Tout le monde l’attendait. C’est officiel à présent : le Maroc rééditera l’expérience de l’INDH avec un nouveau programme qui s’étalera sur la période 2011-2015. Et c’est le souverain qui en a fait l’annonce solennelle dans la lettre adressée aux participants au Forum du développement humain qui s’est tenu à Agadir les 1er et 2 novembre.

Quelle forme prendra-t-elle ? Quel budget ? Ciblera-t-on les mêmes populations ? Quels types de projets financera-t-elle ? Pour l’heure aucune indication n’est encore donnée sur les contours et les caractéristiques de l’INDH II. C’est qu’il faudra d’abord tirer tous les enseignements de la première expérience. A-t-elle été concluante ? Quels sont les mécanismes qui ont bien fonctionné ? Quels ont été les facteurs de blocage ? Evidemment, le ministère de l’intérieur, à qui revient la mission de pilotage de l’INDH, n’a pas attendu le forum pour faire l’évaluation. Déjà des rapports annuels d’audit permettaient à intervalles réguliers de faire le point et rectifier le tir si nécessaire. Depuis deux ans, précisément en 2008 et 2009, d’autres évaluations ont été réalisées. Des évaluations confiées à des groupes d’experts, de chercheurs et d’universitaires et qui, au-delà du bilan chiffré, portaient plus sur le qualitatif ou s’intéressaient à des aspects particuliers.

Le forum d’Agadir était, pour ainsi dire, le moment pour faire le bilan de manière solennelle et rendre publics les premiers chiffres. 13 milliards de DH déboursés au lieu de 10 prévus initialement, 22 000 projets financés, 40 000 emplois créés, 5 millions de bénéficiaires : les chiffres parlent d’eux-mêmes. On peut parler de réussite même s’il faudra encore affiner davantage l’analyse. Il serait ainsi intéressant de voir l’évolution des indicateurs, dont le taux de pauvreté, dans les communes et quartiers ciblés par l’INDH. Selon Ahmed Lahlimi, patron du HCP, en charge de cette question, «il est indéniable que les taux de pauvreté dans les zones ciblées ont nettement baissé entre 2004 et 2007».

Cela dit, pour avoir une idée précise, il faudra, selon le HCP, attendre 2012, date à laquelle il procédera à la confection d’une nouvelle carte de la pauvreté.

Mais pour que l’INDH II soit encore meilleure, le Maroc a besoin de faire surtout le bilan de ce qui a le moins bien marché, de partager son expérience et de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. D’où le forum d’Agadir auquel ont pris part 1 500 participants, marocains et étrangers, de divers horizons, et 138 intervenants, de haute facture, venus du monde entier.

Economistes, décideurs politiques, ministres, patrons d’organisations internationales, représentants de la société civile et d’ONG renommées…sont donc venus soit pour s’inspirer de l’expérience marocaine, unique en son genre, soit pour aider le Maroc à l’enrichir et poser les jalons de l’INDH II.