Une convention collective pour les salariés des hôtels d’ici décembre

Les négociations avec les partenaires sociaux commenceront en septembre.
Ce projet servira de phase pilote pour les autres métiers du secteur.

Les professionnels du tourisme ont décidé de mettre en place des conventions collectives pour régir les relations entre employeurs et employés. Et c’est l’hôtellerie qui montre la voie. La Fédération nationale du tourisme (FNT) explique ce choix par le fait que l’hôtellerie est le principal pourvoyeur d’emplois et devrait servir d’exemple pour les autres métiers.
Si tout se déroule comme prévu, le texte sera finalisé d’ici la fin de l’année. Mais une plateforme préparée par la fédération et validée par les hôteliers est déjà prête depuis mars dernier. Une note de présentation de ce projet de convention a été préparée, depuis le 15 mai, par quatre comités chargés de travailler sur ce dossier. Le projet a été validé par le conseil d’administration de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (FNIH). Pour le financement du chantier, la FNT travaille actuellement sur un budget qui sera soumis à la FNIH pour approbation.

Un intérêt particulier pour le cas français

En principe, les négociations avec les partenaires sociaux commenceront en septembre prochain. Mais, auparavant, il sera procédé à un benchmark de différentes conventions existantes pour s’en inspirer le cas échéant. On sait, à cet égard, qu’un intérêt particulier est accordé à l’expérience française, toutes proportions gardées pour ce qui est du niveau des salaires et des avantages sociaux. Mais l’expérience de la France peut «servir de trame à ce que nous voulons réaliser», estime notre source.
La tâche ne sera pas de tout repos car toute convention collective doit contenir des éléments du salaire applicable à chaque catégorie professionnelle, avec un salaire minimum et  des coefficients hiérarchiques selon les niveaux de qualification. De même qu’il faut préciser les éléments essentiels entrant dans la détermination du niveau de qualification (diplômes et autres) ainsi que différents avantages sociaux, obligatoires ou pas : indemnités, couverture sociale, hygiène et sécurité, condition de travail, facilités syndicales…