Une autoroute Béni Mellal-Fès/Meknès en projet

Un appel d’offres destiné à  la définition de l’itinéraire de ce nouvel axe autoroutier vient d’être lancé. Ce tronçon sera intégré au prochain programme autoroutier en cours d’élaboration. Une liaison supplémentaire vers Errachidia est envisagée.

Ambitieux. C’est le moins que l’on puisse dire sur ce projet d’autoroute qu’est en train d’étudier le ministère de l’équipement, du transport et de la logistique. Un appel d’offres relatif à une autoroute reliant Béni-Mellal au tronçon Fès/Meknès et au raccordement d’Errachadia au réseau vient d’être lancé. L’idée de ce projet n’est pas nouvelle. Il fait partie des axes autoroutiers prévus dans le cadre du Schéma de l’armature autoroutier national (SAAN) 2025. Il en est même un des maillons essentiels vu qu’il complète «le grand axe structurant central» reliant les autoroutes de Safi, Marrakech et Béni-Mellal d’un côté, à celles de Fès, Meknès, Tanger et Tétouan de l’autre. Cet axe structurant devrait concentrer l’intérêt des pouvoirs publics dans le cadre du nouveau programme autoroutier en cours de préparation (www.lavieeco.com) et qui ambitionne, entre autres, de créer une interconnexion entre les différentes régions couvertes par des axes autoroutiers.

Des contraintes physiques et géologiques ne vont pas manquer

L’intention de créer une liaison avec la région d’Errachidia est en revanche assez récente. Selon le département de l’équipement, ce n’est qu’après le lancement du projet de l’autoroute Berrechid-Béni Mellal, qui intègre cette dernière au réseau autoroutier, que la question de la pertinence de prolonger la liaison vers Errachidia s’est posée. Elle pourrait en effet permettre aux provinces centre-est et Sud-est de profiter des infrastructures autoroutières, ô combien importantes pour leur développement futur. C’est d’ailleurs pourquoi l’étude qui sera menée par le ministère aura pour objectif, non seulement de définir l’itinéraire éventuel, mais également d’analyser le trafic prévisionnel et la rentabilité du projet. «L’étude va permettre d’apporter des solutions appropriées sur les plans d’aménagement, de coûts et de satisfaction des besoins sur la base d’études techniques, économiques et environnementales pertinentes», explique-t-on auprès du ministère de l’équipement.
Les résultats sont très attendus, vu qu’ils devraient donner une idée claire sur les contraintes géologiques qui pourraient éventuellement entraver le projet. En effet, au-delà du financement, les spécificités naturelles de la région centre du Royaume caractérisées par la prédominance d’un relief très accidenté seront le principal défi à relever par le ministère pour concrétiser ce chantier. Et compte tenu de l’expérience de l’autoroute Marrakech-Agadir, qui nécessitait le creusement d’un tunnel pour contourner une partie des montagnes, la réalisation du nouvel axe, si elle est confirmée par l’étude, nécessitera de longs délais.