Un programme de formation pour les acteurs de la filière oléicole

Entamée le 12 octobre, l’opération se poursuivra jusqu’au 3 décembre. Elle est concentrée sur les principales régions de production des olives.

Une des pierres angulaires de l’agriculture marocaine (5% du PIB agricole), la filière oléicole fait l’objet d’un traitement particulier dans le Plan Maroc Vert. L’une des mesures phares étant la convention de mise à niveau de la profession oléicole pour la période 2014-2016, dont la mise en œuvre se met en marche. En témoigne le programme d’animation couvrant toutes les régions de production des olives, lancé le 12 octobre par la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive (INTERPROLIVE), en partenariat avec l’Office national du conseil agricole (ONCA) et l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et qui s’étendra jusqu’au 3 décembre 2015. Selon le ministère de l’agriculture, ce programme «vise le renforcement des capacités des professionnels de la filière oléicole en matière de bonnes pratiques agricoles et industrielles pour une production de qualité des olives et des produits d’olives: huiles et olives de table. Ce qui constitue le socle pour pérenniser les actions physiques et financières entreprises par les professionnels dans la filière oléicole».

L’opération sera menée sur 43 sites

Environ 1 000 professionnels, membres de 59 coopératives, 17 associations locales et 17 Groupements d’intérêt économique et leurs fédérations (Fédération nationale des producteurs de l’olive et la fédération des industries de la conserve des produits agricoles du Maroc) sont concernés. Si ce programme est considéré comme «d’envergure nationale», il se concentrera néanmoins sur les principales régions de production des olives, à savoir la région de Fès-Meknès, Marrakech-Safi, Béni Mellal-Khénifra, l’Oriental, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Rabat-Salé-Kénitra. L’opération sera menée sur 43 sites. La priorité est «accordée aux thèmes les plus pertinents liés notamment à la productivité, la qualité, l’incidence des maladies et l’environnement légal et réglementaire d’exercice de l’activité au niveau des différents maillons de la chaîne de valeur de la filière», comme

l’expliquent les organisateurs.
Les exploitations nationales oléicoles (784 000 hectares) totalisent une production de l’ordre de 1,5 million de tonnes d’olives. Elles génèrent également 160 000 tonnes d’huile d’olive et 90 000 tonnes d’olives de table.