Un nouveau plan de gestion des déchets médicaux sur le point de voir le jour

Il sera mis en place par le ministère de l’équipement. Le champ de la gestion déléguée sera ouvert à Casablanca, Laâyoune et Rabat. Les cliniques privées sont responsables, au même titre que les établissements publics, des déchets dits toxiques qu’elles produisent.

Du nouveau dans le domaine des déchets médicaux et pharmaceutiques (DMP). Lundi 3 février, le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement, Aziz Rebbah, a déclaré qu’un nouveau plan relatif à la gestion des déchets médicaux dangereux est en cours d’élaboration. Selon le ministre, «des mesures ont été prises pour gérer cette problématique». Elles devraient apporter plusieurs changements à ce secteur, à savoir «ouvrir le champ de la gestion déléguée pour les entreprises souhaitant investir à Casablanca, Laâyoune et Rabat sous la supervision du ministère de la santé». Et réviser à la hausse les amendes stipulées par la loi relative à la gestion des déchets et à leur élimination. En attendant d’en savoir plus sur ce plan et les mesures prises, nos sollicitations de M. Rebbah ayant été infructueuses, il est opportun de rappeler que le volume des DMP produits au Maroc annuellement dépasse 22 000 tonnes, dont 6 000 sont considérées comme «dangereux» (voir : «Gestion des déchets médicaux: situation préoccupante dans les régions enclavées»).

Le flou entoure le sort des DMP

Selon Redouane Semlali, président de l’Association marocaine des cliniques privées (AMCP), «on n’ignore exactement la part des cliniques privées dans la production de déchets médicaux». Cela dit, elles sont responsables, au même titre que les établissements publics, des déchets dits toxiques qu’elles produisent. Les deux types d’établissement ont recours soit à la sous-traitance de la gestion de ce genre de déchets, soit ils le font en interne. Détail important, «la responsabilité des cliniques privées n’est plus engagée à partir du moment où ces dernières livrent les déchets aux prestataires». C’est ce qui explique le flou qui entoure le devenir des déchets toxiques qu’elles produisent. La même incertitude entoure le sort des DMP produits par les hôpitaux publics, ce qui soulève la question du contrôle que doivent exercer les autorités. «Nous n’avons pas de visibilité sur le devenir de ces déchets, une fois qu’ils sont récupérés par les sociétés privées. Cela dépend du contrôle du ministère», souligne Redouane Semlali. A suivre.

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