Un nouveau cahier des charges pour le transport touristique

La fédération affirme avoir eu satisfaction sur la quasi-totalité de ses revendications. Le transport des nationaux par les autocars de tourisme ne sera plus soumis à  autorisation. Pour être agréé, il faudra 5 véhicules de moins de 10 places ou 3 de 10 à  25 ou un seul autocar de 48.

Le ministère de l’équipement et du transport et le ministère du tourisme vont publier d’ici peu, très probablement au cours du mois prochain, un nouveau cahier des charges pour le transport touristique, le précédent en date d’octobre 2012 avait soulevé beaucoup de protestations de la part des professionnels de cette activité. Pour arriver à ce résultat qui encourage l’investissement, ils ont tenu 4 séances de travail avec le ministère du transport qui a accédé à toutes leurs doléances ou presque, selon Othman Cherif Alami, président de la Fédération nationale du transport touristique (FNTT). Ces doléances portaient sur la composition du parc, l’âge des véhicules, les agréments, la simplification des procédures administratives et le transport des nationaux par les autocars de tourisme.

Toutes ces questions ont été discutées avec les deux départements ministériels qui doivent cosigner ce texte qui fera l’objet d’un protocole d’accord avec les professionnels représentés par la FNTT.
A propos du parc et de l’âge des véhicules, le secrétaire général de la FNTT, Khalid Mouhid, souligne qu’il est désormais acquis que pour investir dans l’activité en optant pour les véhicules 4X4 et les mini-bus de moins de 10 places, l’entreprise doit disposer de 5 véhicules et non 8 comme auparavant. De même, il suffira de posséder 3 véhicules pour la catégorie de mini-bus de 10 à 25 places ou d’un seul autocar de 48 places. La catégorie du transport dit de grande remise (TGR), en l’occurrence les voitures de luxe, est aussi concernée par la réduction du parc.

Les véhicules pourront être exploités pendant 10 à 12 ans

Pour l’âge des véhicules, les professionnels ne sont plus sommés de les remplacer au bout de 7 ans, mais peuvent les utiliser jusqu’à 10 ans, voire 12 ans, à condition qu’ils répondent aux normes techniques exigées dans ce mode de transport. Les professionnels ont milité sur ce point car ils estiment que les véhicules de tourisme, en raison de la saisonnalité de l’activité parcourent au plus 50 000 km par an, contrairement aux autocars de transport public de voyageurs (TPV) qui affichent au compteur plus de 200 000 km par an.

Dans la même optique, les transporteurs touristiques veulent prolonger la validité de l’agrément de transport touristique de 7 ans à 10 ans, mais cette durée ayant été fixée par dahir, ils devront se contenter de la promesse de l’administration de la proroger sans grandes difficultés.

Par ailleurs, le ministère du transport s’est engagé, nous dit-on, à simplifier les procédures administratives de renouvellement ou d’obtention des documents.

A titre d’exemple, un autocar de tourisme ne devrait plus être obligé de passer la visite technique bi-annuelle (annuelle pour les autocars de TPV) dans la ville où se trouve le siège de la société, ni d’aller cacheter les documents de l’autocar au ministère du transport à Rabat, ce qui se traduit par un manque à gagner dû à son immobilisation.

La grande question du transport des nationaux par les autocars de tourisme, aujourd’hui encore soumise à une autorisation spéciale, a été résolue, expliquent les responsables de la FNTT. Associations, entreprises, T.O. et autres organismes pourront affréter des autocars de tourisme en émettant un simple bon de commande que le conducteur doit présenter en cas de contrôle.

Autre doléance, difficile cette fois-ci à satisfaire : la possibilité d’exercer dans d’autres segments, dont le transport du personnel des entreprises et des administrations. Certaines sociétés de transport de voyageurs de renommée s’activent déjà sur plusieurs créneaux, ce qui leur permet d’exploiter leur autocar de manière optimale. Mais il serait étonnant que le ministère du transport accède à cette demande, sachant qu’il a déjà du pain sur la planche avec la réforme du transport de voyageurs par autocar.