Un hôtel «Four seasons» à  Marrakech

Un hôtel de 140 chambres et suites et 40 riads de luxe verront le jour dans cinq ans
La gestion en sera confiée à l’enseigne «Four Seasons»

L’investissement est de 700 MDH.

Une convention d’investissement portant sur un montant de 700 MDH est sur le point d’être signée entre le gouvernement marocain et EHC Maroc SA, société de droit marocain dont le tour de table comprend des opérateurs marocains et étrangers. Selon des sources bien informées, EHC s’engagera, dans un délai de 60 mois après la signature du contrat, à construire à Marrakech un hôtel de 140 chambres et suites, comprenant des restaurants, un centre de remise en forme et des espaces verts pour une enveloppe de 550 millions de DH. Le reste, soit 150 MDH, sera mobilisé dans la réalisation de 40 riads de luxe d’une superficie de 210 à 350 m2 chacun.
L’Etat, pour sa part, cède à l’investisseur deux terrains de 15,7 ha et 3,7 ha près du bassin de la Menara et lui accorde différents avantages fiscaux comme l’exonération de la TVA sur les équipements importés ou encore l’exemption de l’IS pendant cinq et sa réduction de 50 % au-delà de ce délai.

200 emplois seront créés
Le promoteur sera autorisé à hypothéquer les biens cédés par l’Etat marocain pour lever les fonds nécessaires à la réalisation du projet. Bien entendu, et comme pour toutes les conventions d’investissement, la société devra respecter les délais sous peine de perdre les avantages accordés par l’Etat.
EHC Maroc, dont le capital est actuellement de 10 MDH, s’engage à le porter à 100 MDH et à libérer, à la souscription de cette augmentation, une première tranche de 25 MDH, préalablement à la signature de l’acte de cession des terrains et du cahier des charges l’accompagnant.
La Vie eco a appris que ce grand projet touristique sera géré par «Four Seasons», déjà présent dans de nombreux pays arabes sauf au Maroc et dont le prince saoudien Talal Ibn Al Walid est actionnaire.
Pour l’heure, le projet, qui est déjà ficelé, buterait sur des problèmes d’expropriation mais qui, nous affirme-t-on, ne sauraient le remettre en cause. Le promoteur a la garantie de l’Etat pour l’obtention des autorisations nécessaires à chaque étape du projet qui permettra de créer 200 emplois. Selon les termes de l’accord, le promoteur favorisera «selon ses besoins» les lauréats nationaux des écoles et instituts de tourisme et d’hôtellerie.
C’est à une commission, où sont représentés plusieurs ministères (Finances, Intérieur, Tourisme et Affaires économiques), que revient le suivi du respect des clauses et du chantier. Le CRI (Centre régional d’investissement) de Marrakech sera cependant son principal interlocuteur

Le projet sera bâti sur deux terrains de 15,7 et 3,7 ha, attenants à la célèbre Menara.