Un géant du carton ondulé dans le capital de CMCP

Avec 66% des parts, International Paper prend le contrôle de l’entreprise.

International Paper (IP), multinationale américaine, a pris le contrôle du groupe CMCP, leader marocain de l’emballage en carton. Un accord a été signé le 16 septembre dernier. 66 % d’un capital social de 542,2 MDH passent aux mains d’IP. Le reste, 34 %, reste détenu par Finapack, holding de la famille Qadiri. A l’issue de l’opération qui sera entérinée avant la fin de l’année, le Groupe CMCP intégrera la division Carton ondulé d’International Paper Europe, et Paul Brown, le vice-président de cette division, sera coopté en tant que vice-président du conseil d’administration de CMCP
Les responsables du groupe marocain précisent que le nouvel actionnaire américain avait l’intention de prendre uniquement 51 % du capital. Toutefois, les fonds d’investissement, Maroc Invest, Capital Invest, Accès Capital et Afric Invest, présents dans le capital de Finapack depuis 1998, avant son rapprochement avec le groupe CMCP, ont profité de l’occasion pour se retirer. Rappelons que le rapprochement de Finapack et de CMCP date de 2003. La famille O’Hana, un des fondateurs du fabricant d’emballage, s’est retirée du capital de la société en juin 2005, cédant la totalité de ses participations à Finapack.

IP : 25 milliards de DH de chiffre d’affaires annuel
Tous les espoirs se portent désormais sur la nouvelle alliance avec IP dont le CA international a dépassé 25 milliards de DH en 2004. Selon les responsables du groupe CMCP, «cet adossement au leader mondial de la production de papier et de carton permettra à l’entreprise de bénéficier des procédés techniques les plus pointus, de son réseau mondial de R&D et de nouvelles solutions d’emballage». A présent, il entend «élargir [son] marché et apporter à [ses] clients les meilleures solutions d’emballage», souligne Tarik Hani, le responsable marketing.
Pour 2005, CMCP prévoit de maintenir le même niveau d’activité qu’en 2004, exercice au terme duquel le CA était de 1,2 milliard de DH. Pourtant, avec un marché en croissance de 7 % par an, il peut espérer beaucoup plus. On considère même que cette évolution ne reflète guère le potentiel engendré par le développement du secteur agroalimentaire et la modernisation des circuits de distribution. Elle serait encore plus appréciable si le Maroc venait à remplacer les emballages en plastique non recyclable par des matériaux biodégradables. Les quatre unités de carton ondulé et celle de papeterie dépasseraient alors certainement la barre des
1 500 personnes, employées actuellement.