Un baromètre des prix de l’immobilier verra le jour d’ici fin 2009

Il indiquera les prix par région, par ville, par quartier et selon les standings.
Les données seront publiées selon une fréquence semestrielle.
Le projet sera confié à  un cabinet indépendant.

Un baromètre semestriel des prix du secteur immobilier verra bientôt le jour. Le projet est porté, d’une part, par la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI) et, de l’autre, par Bank Al Maghrib en collaboration avec la Conservation foncière. Au départ, rappelons-le, chaque partie avait initié un projet à part, mais la fédération, qui avait cru être la seule à développer le concept, a fini par s’approcher de l’Institut d’émission pour que les deux projets soient fusionnés. Une réunion a été tenue fin janvier, indique Mohammed Ikbal Kettani, directeur délégué de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), qui annonce que BAM devrait présenter dans quelques semaines un cahier des charges unique pour le choix d’un cabinet de conseil. L’objectif est de commencer «la publication du baromètre vers la fin 2009», confie une source proche de l’institution.

Plusieurs administrations devront collaborer au projet
Selon les premières informations, le baromètre des prix de l’immobilier indiquera, par région, par ville et par quartier, un indice de prix de référence opposable aux tiers dans le but d’uniformiser les bases d’appréciation des biens immobiliers. Le champ de couverture de ce baromètre pourra être élargi pour intégrer davantage de variables comme la production de logement, les mises en chantier, le stock d’invendus ou encore le profil des acquéreurs et la typologie de l’offre.
Dans son cahier des charges initial, la FNPI exige du cabinet qui sera chargé de la mise en œuvre, «une étude sur l’état des lieux des volumes des transactions et des prix pratiqués». Concrètement, le bureau d’étude devra établir un diagnostic en se basant sur plusieurs critères comme la typologie d’habitat (logement social, logement économique, moyen standing, haut standing), la nature de l’usage (professionnel, commercial, industriel…), l’ancienneté des constructions, la surface, la situation géographique, le prix du foncier ou encore l’évolution des prix par quartier et par niveau de standing. «Pour ce faire, le bureau d’étude devra collecter auprès de tous les organismes appropriés les données, informations et statistiques nécessaires à la bonne réalisation de l’étude», peut-on lire dans le cahier des charges préparé par la FNPI. Sont ainsi visées toutes les directions du ministère de l’habitat touchant à l’immobilier, y compris la Direction de la promotion immobilière, ainsi que l’Observatoire de l’habitat, la Direction générale des impôts, le Haut commissariat au plan et les Collectivités locales.