Triage de billets de banque : Giesecke & Devrient Maroc étend son réseau

Le groupe vient d’augmenter son capital de 12 MDH et compte atteindre 130 MDH d’investissement.

Après Casablanca, d’autres centres de tri seront ouverts à Rabat,
Fès, Marrakech et Nador, d’ici à 2007.

Après avoir obtenu en mars dernier l’autorisation d’exploiter le premier centre de tri privé de monnaie fiduciaire au Maroc, le groupe allemand Giesecke & Devrient (G&D) poursuit son programme d’investissement dans le pays. En effet, sa filiale marocaine vient de hisser son capital de 2 MDH à 14 MDH.
Cet apport d’argent frais servira de complément de financement en fonds propres pour la mise en place de sa première unité à Bouskoura, qui a nécessité 31 MDH, dont 20 MDH pour les locaux, portes blindées et coffres. Le reste étant consacré aux fourgons flambant neufs importés d’Allemagne et d’Espagne et équipés du système GPS.
Cet accent mis sur la sécurité est loin d’être fortuit. Sur son site casablancais, Giesecke & Devrient Maroc, joint-venture montée en partenariat avec Scotib (Société commerciale de télécommunication, informatique et bureautique), qui en contrôle 30 %, traite des tonnes de billets par jour.

Elle s’attaque au marché des puces adaptées aux services bancaires
Avec le projet de nouvelles ouvertures, d’ici à 2007, de centres de tri dans les régions de Rabat, Fès, Tanger, Nador, Marrakech et Agadir, d’autres apports de fonds seront nécessaires, ainsi que de nouvelles lignes bancaires, pour atteindre un investissement global estimé à 130 MDH. L’objectif commercial est d’atteindre un chiffre d’affaires de 40 MDH en 2008.
Mais le géant munichois, qui est également un fournisseur reconnu de solutions à base de cartes à puces pour les secteurs de la télécommunication et du paiement électronique, ne compte pas se limiter au Maroc à la seule activité de tri de billets de banque. Il ambitionne aussi de fournir les banques et/ou leurs prestataires en puces adaptées aux services bancaires par SMS qui permettent, en toute sécurité, de consulter le solde, d’effectuer des opérations de retrait ou de transfert sur son téléphone portable et en toute sécurité, mais aussi de régler ses factures d’eau et d’électricité et d’effectuer des opérations en Bourse. Le développement de ce genre de services, après les expériences pilotes menées par BMCE Bank, BMCI et, plus récemment, la BCP, constitutent des débouchés prometteurs