Tria se lance dans le thon et le thé

Depuis le début de l’année, elle commercialise ces deux produits sous son propre label
L’entreprise a engagé un investissement de l’ordre de 60 MDH pour moderniser ses installations.

Le groupe Tria renoue avec le négoce, son activité originelle. Depuis le début de l’année, elle importe de Chine quatre gammes de thé commercialisées sous son propre label (Tria). Elle en fait de même pour la conserve de thon fournie par un partenaire commercial installé au Sénégal. Ce dernier produit représente actuellement près de 5 % du chiffre d’affaires global de l’entreprise. Mais, pour l’instant, les opérations (thé et conserve) portent sur quelques conteneurs seulement. Selon Tsouli Kamal Abderrazak, son DG, il s’agit en effet «d’opérations test, appelées, bien entendu, à se développer».
Le retour de Tria, appelée au départ Groupe Jamaleddine (alors importateur de thé), se situe dans le cadre de la diversification de l’offre de produits alimentaires. Parallèlement, la société cherche à optimiser le réseau de distribution géré par LaDistri, une de ses filiales.
60 MDH pour augmenter la production
Ce retour à l’importation n’empêche pas Tria de continuer à axer le gros de ses efforts sur le développement de son activité industrielle : la production de farine, de pâtes et de couscous. Les lignes de fabrication existantes débitent respectivement 18 000 et 20 000 tonnes de pâte et de couscous par an. Pour la farine de blé tendre, la production est de 90 000 quintaux par mois. Aujourd’hui, pour moderniser, augmenter la production et surtout maintenir la qualité (Tria est certifiée ISO 9002 depuis plusieurs années), l’entreprise a engagé deux investissements de l’ordre de 30 MDH chacun au niveau du moulin et de la semoulerie. Les nouvelles lignes de production seront opérationnelles à partir de 2004. Ces investissements se traduiront par une hausse de la production de l’ordre de 10 à 20 %. Ce qui ne manquera pas, selon les responsables de Tria, d’entraîner une amélioration du chiffre d’affaires, qui varie actuellement entre 300 et 400 MDH