Transport : pour l’Aïd El Kébir, 4 300 autorisations supplémentaires délivrées !

125 de plus pour la ligne Casablanca-Zagora au lieu des
9 habituelles.
Les sociétés de transport touristique et les autocars de secours
appelés à  la rescousse pour augmenter le nombre de véhicules
en service.
Les chauffeurs auront des feuilles de route indiquant l’heure de départ
et d’arrivée.

C’est connu. Cha-que année, à  l’occasion de l’Aà¯d El Kébir, c’est la ruée vers le sud du pays d’une population basée pour une grande partie à  Casablanca et Rabat et composée essentiellement d’ouvriers du bâtiment et d’employés du commerce. Cette année, le risque d’encombrement des routes et, en même temps, celui des accidents, sera encore plus grand étant donné que la fête coà¯ncide avec le Nouvel An, ce qui a incité, en plus, beaucoup de MRE à  faire le déplacement au pays.

Pour parer à  la situation, les services du ministère du transport et de l’équipement ont annoncé d’ores et déjà  une série de mesures pour maà®triser les flux de voyageurs et faire en sorte que les déplacements se déroulent dans des conditions meilleures que les années précédentes.

Les autorisations ont été décidées un mois à  l’avance
Ainsi, au lieu d’attendre, comme cela était de coutume, la dernière minute pour accorder, à  l’aveuglette, aux sociétés de transport les autorisations exceptionnelles en fonction de l’afflux de voyageurs, cette fois-ci, un travail a été réalisé au préalable, un mois à  l’avance, pour estimer les besoins en moyens de transport sur la base des statistiques des trois années précédentes. Résultat : ce sont 4 300 autorisations supplémentaires, donc potentiellement autant d’autocars, qui ont été accordées. Elles viendront s’ajouter aux dessertes régulières déjà  existantes.

Rien qu’au départ de Casablanca, c’est un potentiel de 1 225 autocars supplémentaires qui vont sillonner les routes, pendant une dizaine de jours, soit six jours avant l’Aà¯d et 4 jours après. Un exemple est nécessaire pour illustrer cette situation: entre Casablanca et Zagora, en plus des neuf autocars qui desservent quotidiennement cette ligne en temps normal, 125 autorisations exceptionnelles ont été accordées pour répondre à  la demande.

Pour ce faire, il a été demandé à  chaque délégué régional du ministère du transport d’établir ses besoins. Ensuite, des appels à  manifestations d’intérêt ont été adressés aux sociétés de transport, avec une évaluation quotidienne des besoins en transport pour chaque région. Question inévitable qui vient à  l’esprit : o๠va-t-on trouver les véhicules supplémentaires pour répondre à  cette demande ? En fait, toute une partie du parc national d’autocars sera redéployée sur les lignes névralgiques. A titre d’exemple, une partie des autocars qui circulent habituellement entre Rabat et Casablanca est autorisée à  aller exceptionnellement à  Ouarzazate ou Zagora, selon les besoins.

Par ailleurs, les sociétés qui ont répondu présent à  l’appel, et en général elles le font toutes, ont été autorisées à  sous-traiter l’opération en affrétant des autocars de transport touristique qui leur appartiennent ou qu’ils peuvent louer auprès de sociétés de transport touristique. Enfin, toutes les sociétés de taille raisonnable disposent généralement d’autocars dits «de secours», destinés d’habitude à  faire des remplacements en cas de panne ou de révision d’un véhicule régulier. Ces autocars de secours seront donc, eux aussi, mis à  contribution.

La vente des tickets sera contrôlée de près
Pour le volet sécurité sur les routes, les efforts seront concentrés sur la prévention en amont des départs, en l’occurrence, à  travers la fixation d’horaires précis de départ pour éviter les chevauchements avec les dessertes régulières. Les agents du ministère vont aussi se déployer dans les gares routières pour vérifier les documents des véhicules (agrément, police d’assurance, qualité du chauffeur, etc.), mais aussi l’état mécanique apparent du véhicule avant de l’autoriser à  quitter la station. Une campagne de sensibilisation et de contrôle est également menée pour lutter contre la vente de billets au marché noir en incitant les voyageurs à  prendre leurs tickets aux guichets appropriés. Pour les distances de plus de 500 kilomètres, une feuille de route est délivrée aux chauffeurs pour fixer les temps de conduite et les trajets respectifs de chaque chauffeur pour un même autocar. Le contrôle sur les routes est laissé durant cette période aux éléments de la Gendarmerie royale. Sur ce plan, et depuis les derniers accidents d’autocars, une commission regroupant, entre autres, les éléments de la justice, du transport, de la gendarmerie, veille au grain et se réunit chaque mercredi pour évaluer la situation. Avec toutes ces mesures, il faut espérer qu’il n’y aura pas de catastrophe et que la joie de l’Aà¯d ne sera pas, une fois de plus, gâchée !