Zones logistiques : l’offre se développe progressivement

14 sites correspondant à une superficie de près de 600 m2 ont été initiés. Ils portent aussi bien sur des zones logistiques que sur des plateformes industrielles intégrées. Des études de marché et de structuration ont permis d’identifier les 5 premières zones logistiques à développer sur une superficie de 208 ha.

Depuis la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement de la logistique, le Maroc a connu une importante évolution de l’offre en surfaces logistiques aménagées, qui totalisent actuellement 550 ha environ au lieu de 80 ha seulement en 2010. Pour rappel, la stratégie nationale 2010-2015 s’est articulée autour de cinq axes dont l’un se rapporte à la mise en place d’un réseau national intégré de zones logistiques sur une superficie globale de 3300 ha à l’horizon 2030.

Ce sont 14 sites parmi les 56 retenus qui ont été initiés jusqu’ici. Ils portent soit sur des zones logistiques uniquement, à l’instar de Medhub, Zenata et Mita, soit sur des agropoles et plateformes industrielles intégrées comme le parc industriel AFZ à Kénitra, Agropolis à Meknès, Haliopolis à Agadir, MidParc à Nouacer, TFZ et TAC à Tanger, Tetouan Park à Tétouan… Dans ces zones, l’offre est composée au minimum d’un terrain aménagé réservé à la logistique, mais aussi de bâtiments logistiques. Ceci a été réalisé grâce essentiellement aux efforts des acteurs publics qui ont contribué à la viabilisation de 87% des surfaces aménagées durant cette période. Notons que la zone logistique de Zénata, le plus grand site programmé dans le cadre de la stratégie nationale avec une superficie à terme de plus de 320 ha, a bénéficié d’une attention particulière en terme de connectivité. En effet, une enveloppe budgétaire de près de 1,3 milliard de DH a été mobilisée pour la réalisation en cours de la liaison routière de la zone avec le port de Casablanca.

Il est vrai que l’offre logistique s’est nettement développée, mais il n’en demeure pas moins que les projets d’envergure sont peu nombreux faute de demande clairement exprimée. De plus, une partie des besoins reste non satisfaite ou l’est d’une manière non optimisée (projets de petite taille, mal localisés, en dehors des zones planifiées dans certains cas, portés par des acteurs dont l’immobilier logistique n’est pas la vocation tels que les chargeurs, prestataires logistiques, spéculateurs dans certains cas). De ce fait, une des premières tâches à laquelle s’est attelée l’AMDL est la définition, pour plusieurs régions, des projets à développer avec une analyse fine de la demande et assurant un équilibre entre réactivité et proactivité. Ainsi, a été défini le projet de 2e tranche de la zone logistique de Zénata à Casablanca sur près de 100 ha comprenant l’amorce du port sec ainsi que des installations de logistique portuaire.

De même, un ensemble d’études de marché et de structuration a permis d’identifier les 5 premières zones logistiques à développer dans diverses régions du pays, sur une superficie de 208 ha (Ain-Dalia à Tanger, Ait-Melloul à Agadir, Tamensourt à Marrakech, Ameur à Rabat et Ras-El-Ma à Fès). L’investissement global en aménagement de ces premières zones à développer (600 000 m² couverts environ) s’élève à 1,25 milliard de DH hors foncier, sachant que les travaux hors-site constituent près de 37% du montant global estimé.

En tout cas, ces zones logistiques à services publics (multi-utilisateurs), comme prévu par la stratégie, devront accueillir divers types de plateformes logistiques (relatives aux flux conteneurs, distribution, agro-commercialisation, matériaux de construction et céréales) et permettre donc de répondre aux besoins réels du marché en matière d’immobilier et de services logistiques.

Ainsi, les composantes fonctionnelles qui peuvent être programmées varient selon chaque région mais convergent autour de certains types d’offres, à savoir un parc logistique locatif nouvelle génération (classe A double ou mono face), un parc locatif PME/PMI et stockage intermédiaire, de grandes parcelles pour les activités logistiques spécifiques, une plateforme de stockage et gestion de conteneurs, un centre routier et un pôle d’accueil, des services aux personnes et aux entreprises, des services administratifs, des zones sous douane et un centre de formation.