Transport & logistique : Aérien, une stratégie à 91 milliards DH

Ce sont quelque 16,3 millions de passagers qui ont transité par les différents aéroports du Royaume à fin novembre 2015 (derniers chiffres disponibles de l’ONDA). Ils étaient près de 16 millions à la même période une année auparavant, soit une augmentation de 1,8%.

C’est sans surprise que l’aéroport de Casablanca vient en tête de liste des aéroports les plus fréquentés, drainant près de la moitié du trafic commercial aérien, suivi de près par celui de Marrakech avec près de 23% du trafic. Ensuite, ce sont respectivement les aéroports de Fès-Saïss, Rabat-Salé et Tanger qui complètent la liste des cinq aéroports les plus fréquentés. Concernant le trafic commercial international, ce ne sont pas moins de 19,1 millions de passagers qui ont atterri sur le sol marocain en provenance des différentes régions du monde contre 14,5 millions en 2014, soit une augmentation d’environ 30%. Par ailleurs, il est à noter que les mouvements commerciaux ont atteint une moyenne mensuelle de 21 360 au moment où le volume de fret affiché ressort à 7 751 en moyenne.

Ces réalisations témoignent certes d’une réelle dynamique du secteur aérien. Cela dit, le secteur connaît une grande mutation et plusieurs difficultés. Entre libéralisation du secteur, accroissement soutenu du trafic de passagers, capacité aéroportuaire limitée ou encore la multiplication des offres des compagnies low-cost et de nouveaux modèles d’avions, le Maroc avait du mal à se hisser aux standards internationaux.

marrakch-menara

Et il faut le dire, la consolidation d’une réelle compétitivité logistique de l’économie de notre pays ne peut se réaliser sans une remise en question du transport aérien. De ce fait, le ministère du transport avait présenté une stratégie des plus coûteuses pour renforcer et accompagner le développement de ce  secteur. Pas moins de 91 milliards de DH ont été consacrés à cette stratégie appelée «Ajwae» qui vise entre autres d’élargir la capacité aéroportuaire à 90 millions de passagers d’ici 2035 contre 24 millions à l’heure actuelle. Elle est en fait déclinée en quatre axes : renforcement du trafic, mise à niveau des infrastructures, développement des ressources et amélioration de la gouvernance.

Au cours de la même période, cette feuille de route implique également de porter la capacité de gestion de l’espace aérien à 515 000 mouvements commerciaux au lieu de 150 000  en 2014 et le volume de fret à 182 000 tonnes contre moins de 60 000 tonnes. A terme, la stratégie a pour objectif de créer entre 115 000 et 126 000 emplois et d’améliorer son PIB à hauteur de 71 milliards de DH.