Transferts des MRE : des ressources précieuses pour l’économie marocaine

Depuis 2007, les transferts des MRE n’ont cessé de progresser. Le poids des pays du Golfe devient important. Ils ont permis de couvrir 2/3 du déficit commercial sur les 5 premiers mois de l’année en cours.

Sur le premier semestre de 2019, les Marocains résidents à l’étranger (MRE) ont transféré 25,86 milliards de DH à fin mai, soit 3,4% de moins que l’année dernière. L’Office des changes, qui livre ces chiffres, souligne toutefois que ce niveau dépasse la moyenne enregistrée entre 2015 et 2017.
Les pays ayant contribué le plus sont la France (35%), les pays du Golfe (18%), l’Italie (9,4%) et l’Espagne (8,6%). L’augmentation des transferts en provenance des pays du Golfe est une ressource nouvelle qui prend progressivement de l’importance.

L’économie du Maroc ne peut que s’en réjouir, puisque les transferts des MRE sont l’une des principales contributions à l’économie. Un rapport de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) indique que les transferts des MRE, avec les recettes de voyages, ont permis de couvrir 2/3 du déficit commercial sur les 5 premiers mois de l’année en cours. «Ces évolutions se sont traduites, notamment, par un stock de réserves internationales nettes permettant de couvrir 5 mois et 2 jours d’importations de biens et services», notent les analystes de la DEPF. Ces recettes participent ainsi à mettre l’économie nationale dans de meilleures dispositions pour terminer l’année sur de bons chiffres.

65 milliards de DH collectés en 2018

En 2018, les fonds transférés par les MRE ont totalisé 64,8 milliards de DH, en légère baisse de 1,7% par rapport à 2017, année au terme de laquelle le plus haut seuil a été atteint depuis 2007, soit 65,37 milliards de DH. En 11 ans, la seule décélération significative a été observée en 2009 à 50,21 milliards, marquant le niveau le plus bas jamais atteint sur la période étudiée.

La gap avait été de près de 3 milliards de DH entre 2008 et 2009. Au-delà de cette période, les transferts n’ont eu de cesse d’augmenter, passant de 54,38 milliards en 2010 à 58,38 milliards en 2011. Un peu moins d’1 milliard a été perdu entre 2012 et 2013, mais la courbe s’est tout de suite redressée en 2014 avec 59,94 milliards de dirhams de fonds transférés. Le seuil des 60 milliards a été dépassé en 2015, et l’ascendance se poursuit.