Tramway de Casablanca : le stock de 10 millions de tickets presque épuisé !

Dix millions de tickets étaient disponibles au début de l’exploitation du tramway . Casa Transport s’active pour convaincre les clients à  utiliser les cartes rechargeables et les abonnements. Le nombre de revendeurs indépendants sera augmenté.

Il n’y a aucun doute : les Casablancais ont bien adopté le tramway. Cependant, leur mode de consommation de ce service est encore loin d’être sans problèmes pour la société gestionnaire Casa Transport, notamment au niveau de la commercialisation des titres de voyages. Il y a quelques semaines, elle a lancé un appel d’offres qui devrait déboucher, courant juin 2014, sur la sélection d’un fournisseur de billets sans contact, ces fameux tickets de couleur orange rechargeables pour un maximum de dix voyages vendus à travers les 1 820 distributeurs automatiques installés sur tout le réseau. Le stock de dix millions de billets constitué au démarrage du tramway est aujourd’hui quasiment épuisé, alors qu’en principe, il devait tenir beaucoup plus longtemps. Explication : «Quasiment 90% des achats portent sur ces billets alors que les usagers disposent d’autres moyens plus avantageux», en l’occurrence les cartes rechargeables et les abonnements. Ces derniers, bien que présentant des avantages indéniables, ne sont que rarement utilisés. C’est donc pour augmenter la contribution de ces modes de paiement dans les ventes globales de voyages que Casa Transport est en train de déployer toute une stratégie mettant davantage l’accent sur le réseau des revendeurs et les agences commerciales.

Les cartes rechargeables sont facturées 15 DH mais ont une durée de validité de 5 ans

Jusque-là, elle a autorisé 36 revendeurs de la ville à distribuer les titres de transport aux côtés de ses cinq agences commerciales. Le suivi du réseau des revendeurs se fait en continu, avec l’objectif d’augmenter leur nombre, mais également de les rendre plus efficaces. «Une analyse des flux enregistrés au niveau de chaque revendeur nous permet de garder ceux qui sont les plus actifs en termes de vente et redéployer ceux qui ne marchent pas ailleurs», ajoute-t-on auprès de la société.

Dans le même sens, la compagnie travaille sur la sensibilisation des usagers à travers des actions de communication ciblées au niveau des stations pour convaincre de l’intérêt de recourir aux cartes rechargeables. Ces dernières présentent des atouts considérables, à commencer par le prix.
Les tickets des distributeurs automatiques sont facturés 1 DH tous les dix voyages, en plus du tarif du voyage lui-même. Les cartes rechargeables sont pour leur part facturées à 15 DH mais ont une durée de validité de 5 ans. Sur la durée, ces dernières s’avèrent en effet être bien plus économiques.
De plus, en anticipation de l’interopérabilité entre le tram et les bus, ces cartes ont été conçues de manière à être adaptées au système tarifaire qui sera mis en place par les autorités de la ville. Au lieu de comptabiliser le solde en termes de nombre de voyages restants, le solde des cartes rechargeables est comptabilisé en dirhams.
Dès lors que l’interopérabilité sera mise en marche, les cartes pourront être utilisées à la fois dans les bus et le tram, en décomptant du solde le tarif relatif au moyen de transport utilisé ou au trajet emprunté, chose qui n’est pas possible avec le système de comptabilisation en nombre de voyages. «En plus, les usagers n’auront plus à subir l’attente devant les distributeurs automatiques, notamment dans les stations à forte affluence», ajoute Casa Transport.

Ce sont là les principaux arguments mis en valeur par la société pour convaincre les usagers de changer leurs habitudes d’achat, et résoudre ainsi la problématique liée à l’usage excessif des distributeurs automatiques.