Tourisme : à cause du Coronavirus 11 000 nuitées annulées pour mars et avril à Agadir

Une perte en CA de 12 MDH en perspective, selon les professionnels de l’hôtellerie. Face à la pandémie du Coronavirus et ses conséquences, les opérateurs à Agadir réagissent.

Réunion de crise vendredi dernier de l’Association de l’indus¬trie hôtelière d’Agadir. Face à la pandémie du Coronavirus et ses conséquences, les professionnels de l’hôtellerie à Agadir réagissent. Selon leur estimation, ce sont 11 000 nuitées pour les mois de mars et avril qui sont annulées. Ce qui représente de leur avis une perte en CA de 12 MDH. Aujourd’hui, suite à la fermeture des frontières des marchés émetteurs de la station balnéaire, les hôtels sont peu à peu désertés de leurs clients et déjà certaines chaînes implantées dans la ville pensent à fermer leurs établissements. Ce qui constitue une menace pour les emplois du secteur. Pour leur préservation en attendant des jours meilleurs, les acteurs de la filière ont émis lors de leur réunion un certain nombre de mesures d’accompagnement à présenter au gouvernement.

Il s’agit de mettre les salariés en chômage technique au taux de 50% et de différer tous les paiements d’impôts, taxes, charges sociales et impôts locaux et ce dès ce mois de mars. Les hôteliers d’Agadir proposent aussi de surseoir à des paiements des échéances de crédits bancaires, sans intérêts supplémentaires. Mais pas seulement. Ils souhaitent de même des exonérations de charges sociales pour les départs en retraites anticipés et la révision pour le secteur hôte¬lier de la facture énergétique (ONE, RAMSA, ..) qui supportent des taux domestiques et non des taux industriels, indiquent-ils.

En outre, ils réclament des subventions en faveur du secteur pour faire face à cette crise profonde et aux pertes occasionnées. Le fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie devrait répondre à leurs doléances. Les hôteliers d’Agadir veulent enfin être accompagnés pour la mise en place d’assurances en prévention des défaillances des TO.

Face à cet état international d’exception, les professionnels restent cependant optimistes quant à une reprise dès juillet prochain. Aussi, ils demandent à l’ONMT de préparer dès à présent des campagnes de communication et de promotion envers le marché national et les marchés émetteurs internationaux. Pour une redynamisation du secteur dès le retour à la normale, ils préconisent aussi des subventions pour les compagnies aériennes. En attendant, les professionnels disent vouloir déjà préparer des offres promotionnelles pour réussir la reprise prochaine.