Carnet de voyage: Découverte de la planète Corée du Sud

Ce voyage d’immersion en Corée du Sud m’a permis de connaître de plus près ce peuple fascinant de par sa réussite et sa discipline.
La visite de l’île volcanique de Jeju montre la facette touristique de ce pays expéditeur de touristes qui cherche, à son tour, à en attirer.

Après 16 heures de vol avec escale à Dubaï, nous atterrissons à l’aéroport international d’Incheon à Séoul le 15 juillet 2019. Sécurité sanitaire oblige, nous nous soumettons à une mise en quarantaine rapide comme tous les passagers en provenance du Moyen-Orient.
Un prompt diagnostic sera réalisé à travers un passage au scanner pour s’enquérir de l’état de santé du voyageur ou plus exactement de sa contamination ou non du coronavirus (syndrome respiratoire du Moyen-Orient).
Résultat négatif. Nous arrivons au contrôle de police. Un visa de 3 mois nous est délivré sur petite feuille volante après avoir dûment rempli la fiche de police et donné nos empreintes digitales et faciale.
A la sortie de l’aéroport, nous retrouvons nos hôtes coréens, très accueillants par ailleurs, venus avec une représentante en Hanbok (tenue traditionnelle) ainsi qu’un photographe et une guide- traductrice. Arrivées à l’hôtel en soirée, nous partons à la découverte du quartier et de Séoul.

Interdiction de fumer presque partout à Séoul.

Cette ville d’Asie de l’Est est particulièrement organisée, propre et sécurisée. La protection de l’environnement y est placée au premier plan. C’est un enfer pour le fumeur habitué à allumer sa cigarette à tout-va dehors, dans son balcon, sur une terrasse de café… A Séoul, il est interdit de fumer pratiquement partout même dans sa chambre d’hôtel. Au cas contraire, une amende de 100 à 200 dollars américains est appliquée. Des fumoirs fermés sont installés en pleine rue obligeant les fumeurs à se cloîtrer pour griller une ou deux cigarettes. Ici on ne badine pas avec la pollution de l’air déjà élevée à cause, nous dit-on de l’activité industrielle florissante de la Chine voisine. En tout cas, la Corée du Sud est tout aussi industrialisée. Hormis l’agroalimentaire, l’industrie lourde, l’électroménager, l’électronique, la robotique, l’automobile… une industrie de la cosmétique très prospère est née en Corée du Sud. Diverses marques de cosmétique Made in Korea sont présentes dans les avenues et ruelles commerçantes et touristiques de la ville. Avec leur technologie avancée et leurs prix abordables (suivant la matière première utilisée), elles n’ont rien à envier aux marques européennes. Pour atteindre ce niveau de développement, le gouvernement coréen a hissé la réussite scolaire et universitaire des enfants au plus haut rang des préoccupations des familles tout en les responsabilisant.

Le secret du développement de la Corée du Sud: l’éducation de ses enfants.

L’Etat coréen accorde des aides aux couples qui s’arrêtent dès que leur enfant atteint l’âge de trois ans. C’est ce que m’a confié un ingénieur chez LG estimant l’allocation à 3000 dirhams par mois pour sa fille. Arrivé à l’âge de scolarisation, l’enfant rejoint l’école publique mais suivra des cours supplémentaires payants. Au pays du matin calme, l’esprit de la compétition est prépondérant. A partir du lycée, l’instruction est payante. L’objectif ultime est de réussir l’entrée à l’université publique ou privée. Et pour servir leur pays et perfectionner la discipline, les hommes coréens passent le service militaire obligatoire pour au moins un an. Les femmes peuvent s’y soumettre si elles le souhaitent. Les traditions ne sont pas jetées aux oubliettes. La cuisine coréenne, bien que très épicée, est largement appréciée par les coréens et faite à la maison même si les enseignes de Fast Food et de Coffee Shop américain sont largement répandus. Des maîtresses de maisons traditionnelles enseignent encore le cérémonial du thé et habillent les touristes en Hanbok. On retrouve les danses coréennes dans les restaurants typiques de cuisine bouddhiste.

Jeju, l’île volcanique de Corée en quête de touristes étrangers
Deux jours se sont écoulés à Séoul. Pour une meilleure découverte des trésors du pays, nous partons pour l’île touristique de Jeju situé à une heure d’avion. Nous rejoignons l’aéroport de Gimpo, dédié exclusivement aux vols internes. La Corée du Sud dispose de deux compagnies nationales conventionnelles et de six Low Cost. Le tourisme interne est florissant (les coréens sont de grands voyageurs et notamment à l’étranger). Mais on peut rencontrer à l’hôtel quelques touristes en provenance d’Europe ou des pays du Golf. Cette île demeure bien différente de celles qu’on peut visiter en Asie du Sud Est. Infrastructures, Marinas, hôtels gigantesques, temples bouddhistes et jardins verdoyants, champs de thé à perte de vue mais aussi des buildings qui abritent la population de cette île de 600.000 habitants. Les différents hôtels proposent des tarifs adaptés à toutes les bourses. La restauration y est de très bonne qualité suivant le budget qu’on y met. Les mois de juillet et août ne sont pas les meilleurs pour cause de période des moussons. Il pleuvait des cordes durant notre séjour en mi-juillet. «Le printemps ainsi que le mois d’octobre demeurent les plus agréables», nous confie-t-on.
L’île volcanique de Jeju peut offrir de belles attractions telles que les randonnées dans ses nombreux volcans, les visites de temples bouddhistes préservés (bien que 30% des coréens soient chrétiens, seulement 20% sont bouddhistes), les balades en bateau, les karaokés et les massages légendaires d’Asie de l’Est.