Tourisme : près de 300 000 croisiéristes ont fait escale à  Casablanca en 2012

La croisière enregistre une croissance moyenne annuelle de 10% dans la capitale économique. Le projet de marina et l’ouverture d’un terminal dédié devraient favoriser l’essor de l’activité.

Le nombre de croisiéristes est en croissance continue à Casablanca. Selon les services portuaires, 292 329 arrivées ont été enregistrées en 2012 contre 244 353 l’année précédente, soit une hausse de 19,6%. Avec près de 5 000 arrivées par mois, une nette reprise a donc eu lieu en 2012. En effet, l’activité avait légèrement reculé en 2011 par rapport à 2010. On suppose qu’en raison des tensions politiques que connaît la région, certains TO s’étaient gardés de programmer Casablanca dans leurs circuits. De 2006 à cette année-là, la capitale économique avait été bien fréquentée par les bateaux de croisière. En 2006, le ministère du tourisme avait avancé 230 000 croisiéristes dont la moitié à Casablanca et le reste entre Tanger et Agadir. En 2007, le port de Casablanca en a accueilli 139 566, 166 493 l’année suivante, 207 384 en 2009 et 249 581 en 2010. Le taux de croissance annuel moyen est d’environ 10%.

L’activité croît rapidement au niveau mondial

Le rebond de 2012 signifie que même si les responsables ne communiquent pas, ou très peu, sur cette niche et les possibilités offertes par le Maroc grâce à ses 3 500 kilomètres de côtes, les TO spécialisés qui se comptent sur les doigts d’une main, dans ce créneau, trouvent un intérêt pour le Maroc, et pour Casablanca en particulier puisqu’elle continue à faire partie de certains circuits. La croisière est en tout cas une activité qui a de l’avenir, comme le laisse supposer le projet de construction, à moyen terme, d’un terminal croisière pour accompagner l’ouverture de la marina du port de Casablanca. Cette ouverture, explique une source à l’Agence nationale des ports, devra s’accompagner de la création d’un terminal dédié adossé à la jetée Moulay Youssef, par le transfert des activités du chantier naval à côté du terminal à conteneurs Est et par la restructuration du port historique de Casablanca.

En développant des infrastructures d’accueil importantes à Casablanca, mais aussi à Tanger et dans d’autres villes côtières, souligne cette même source, le Maroc veut anticiper l’offre mondiale sur ce créneau de la croisière qui progresse rapidement.