Tourisme écologique : pour les amoureux de la nature, les sites ne manquent pas

Le tourisme écologique a pour objectif de faire découvrir des paysages naturels et des espèces de faune et flore particulières
Les richesses naturelles du Maroc sont particulièrement adaptées à  cette niche récente.
Sous-Massa, Boulemane, Amanar, Toubkal…, notre sélection pour cet été.

Le tourisme écologique, un phénomène tendance naissant ? Certainement pas. Il se classe en 4e position sur les dix premiers segments de marché touristiques attractifs selon les prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme en 2020.
Né en 1990 aux Etats-Unis, le terme écotourisme ou tourisme écologique est récent. La définition donnée par la Société internationale de l’écotourisme TIES (The International Ecotourism Society) est la suivante : «L’écotourisme est un voyage responsable dans des environnements naturels où les ressources et le bien-être des populations sont préservés». Autrement dit, il s’agit d’un tourisme fondé sur le respect des écosystèmes et qui tente de diminuer son empreinte écologique.
La beauté de nos paysages naturels et la diversité de notre faune et de notre flore ne sont plus à démontrer. Les Marocains en ont conscience, tout comme les millions de touristes qui visitent notre pays depuis de nombreuses années. Afin de limiter les impacts négatifs d’une fréquentation touristique incontrôlée, le ministre du tourisme s’est engagé depuis quelques années à y développer un tourisme plus respectueux de l’environnement et des populations locales. «Le tourisme écologique est un état d’esprit où le business, bien que présent, laisse plus de place à la prise en considération de la nature, de l’environnement et des populations. L’implication des populations locales et la création de revenus font également partie des préoccupations actuelles. Il a pour objectif de faire découvrir la nature, des paysages ou des espèces particulières à travers des circuits en causant un minimum possible de perturbation écologique», explique Abdessamad Charfane, responsable de réservation chez Maroc Horizon d’Aventures, une agence de voyages spécialisée dans l’écotourisme depuis près de 15 ans. «Actuellement, poursuit-il, dans une optique de sensibilisation, tous les parcs nationaux sont dotés d’un centre d’information, d’un écomusée, d’un circuit éducatif pour les écoles, et d’un circuit pédestre pour randonnées. Le Haut commissariat aux eaux et forêts permet aux Marocains d’investir dans ce secteur en présentant des appels d’offres «écotourisme».
Où peut-on alors faire de l’écotourisme au Maroc ? Les sites ne manquent pas. En voici une sélection.

Le Parc national de Sous-Massa Draâ

Le parc national de Souss-Massa s’étend sur une superficie de 33 800 hectares, entre l’oued Souss (Agadir) au nord et Sidi Moussa Aglou (Tiznit) au sud. Il constitue une bande côtière d’une longueur de 65 km et d’une largeur moyenne de 5 km. Ce parc protège des milieux continentaux et marins. Il est traversé par les embouchures des oueds Souss et Massa. Au niveau du découpage administratif, le domaine du Parc Souss-Massa relève administrativement de la préfecture d’Inezgane-Aït Melloul, de la province de Chtouka-Aït Baha et de la province de Tiznit, totalisant sept communes.
Le parc est soumis à un climat méditerranéen aride avec 185 mm de précipitations annuelles moyennes enregistrées à Massa entre 1983 et 1998 (ORMVA d’Agadir). La température moyenne annuelle est de 18,9°c, avec une moyenne mensuelle minimale de 14,5°c en janvier et une moyenne mensuelle maximale de 23°c en août. Les précipitations occultes atteignent 20 à 50 mm/an. Malgré cette aridité, les apports de l’oued et la nature sableuse du sous-sol permettent la formation d’un aquifère important qui alimente la ville d’Agadir. Pour le visiteur, le parc offre une formidable biodiversité : des espèces animales rares au Maroc ( antilopes, gazelles, oryx…), 250 espèces d’oiseaux, dont la plus célèbre est l’ibis chauve, 30 de mammifères, 35 espèces d’amphibiens et de reptiles…, des paysages désertiques à couper le souffle (les dunes de Rasmouka).

La province de Boulemane

Dotée de grottes naturelles, de cascades aquatiques, d’un site paléontologique, de sources thermales, la province de Boulemane peut prétendre à devenir une véritable destination pour le tourisme écologique. Riche d’histoire et de culture, la province dispose de paysages naturels et de potentialités touristiques diversifiées qui sont de nature à promouvoir et insuffler un véritable dynamisme au secteur touristique rural, en raison de son respect de l’identité culturelle, de l’authenticité régionale et de l’environnement. Située entre les zones semi-arides du Moyen-Atlas et les régions arides des plaines et hauts plateaux de la Moulouya, la province de Boulemane, qui ne comptait en 2001 qu’un seul hôtel, s’est dotée depuis cette date de cinq autres établissements hôteliers totalisant plus de 200 lits, à Missour et Outate El Haj tout particulièrement. La région a connu également l’ouverture de plusieurs gîtes touristiques amazighes et auberges chez les habitants à Serghina, Sekkoura, Ouled Ali et El Mers notamment, ce qui offre ainsi aux visiteurs accueil et confort ainsi que des activités sportives et récréatives (pêche, chasse et petites randonnées).

Terres d’Amanar à Marrakech, un site ambitieux

Installées sur plus de 100 hectares à proximité de Marrakech, les Terres d’Amanar sont un des plus ambitieux projets d’écotourisme au Maroc. Ce centre de loisirs s’est donné pour ambition d’être un acteur majeur du développement économique de cette région rurale, tout en aidant ses habitants à préserver tant leur culture que leur environnement.
Les terres d’Amanar sont situées aux pieds des montagnes du Haut Atlas à seulement 30 minutes de Marrakech, et adossées aux 100 000 hectares vierges du Parc national du Toubkal.
Activités proposées : course relais d’ânes, match de polo à dos d’âne par équipe, initiation à la fauconnerie, randonnée VTT avec guide, balades guidées pour la montagne et les crêtes avec explications sur la faune et la flore de la région, découverte du ciel, lunettes astronomiques apportées par des professionnels, bowling berbère.
Mais ce n’est pas tout. Les amoureux de la nature ont l’embarras du choix pour les sites : le parc de Tazekka et le circuit Bab Boudir et grottes de Friouato (Taza), le plateau des Aït Bouguemmaz et région de Bine El Ouidane (Béni Mellal -Azilal), Chaouen et régions (Talembot, Akchour)…