Tourisme de niches : Plongée sous-marine, surf, parapente, vol à  voile…, nouveaux produits en 2009

Objectif : promouvoir des destinations nouvelles comme Al Hoceima, Tiznit, Errachidia, Laà¢youne, Tinghir
Le ministère s’apprête à  lancer les premiers appels d’offres et appels à  manifestation d’intérêt.

La mise en œuvre du plan d’action pour l’identification et la valorisation des produits touristiques dits de niches se poursuit. A la dizaine de produits lancés depuis 2004, viendront s’ajouter plusieurs autres au courant de l’année. Pour les sports nautiques, le ministère du tourisme  travaille actuellement sur deux nouveaux  produits : le surf à Sidi Ifni et la plongée sous-marine à Al Hoceima. Pour cette ville, on en est au stade de l’identification du site qui abritera la base nautique avant le lancement de l’appel d’offres relatif à la réalisation et à la gestion de cette infrastructure. En parallèle, un appel à manifestation d’intérêt sera lancé pour «labelliser» des opérateurs dans cette niche en fonction de critères définis par le ministère.
S’agissant des sports aéronautiques, la démarche consiste à travailler à l’élaboration d’un plan national pour les encourager dans la mesure où le Maroc regorge de sites idoines pour leur pratique.
Pour 2009, l’attention sera portée sur le développement du parapente à Tiznit et Al Haouz (Agargour) et du vol à voile à Ouarzazate.
L’autre produit qui sera mis en avant est celui de la pêche touristique à Laâyoune. Sur le créneau du tourisme de nature et d’aventure, le tourisme équestre sera à l’honneur à Tiznit, Chtouka-Aït Baha, El Jadida et Tinghir, tandis que le sport d’escalade sera initié à Errachidia et Ouarzazate.

De plus en plus d’emplois créés
Il s’agit dans ces différents cas de développer des activités sportives qui existent déjà, certes, mais à l’état embryonnaire, avec comme objectif de valoriser et d’enrichir des potentialités touristiques locales  susceptibles d’avoir des retombées socio-économiques pour les populations. En fait et malgré le nombre limité des arrivées dans ces créneaux du tourisme de niche, on constate que la durée de séjour est beaucoup plus longue que pour le tourisme classique puisqu’elle  peut excéder parfois les deux semaines…
Il est aussi incontestable que la promotion des produits de niches va permettre à beaucoup de régions de créer des emplois durables même si c’est en petit nombre. L’exemple de certaines activités autrefois pas très connues est à cet égard révélateur. Ainsi, si le surf à Dakhla était autrefois réservé à quelques initiés, aujourd’hui, le surf-camp autour de la lagune compte 102 lits au lieu de 20 en 2005 et a permis de créer 30 emplois directs. On peut dresser le même constat pour Mirleft ou le camp construit par Aftas Trip (4 chambres d’hôtes, 7 tentes, un restaurant de 60 couverts et une école de surf) a permis de créer une douzaine d’emplois directs stables.
Il faut aussi signaler le coup de fouet que la promotion du parachutisme à Béni-Mellal a donné à la destination où aujourd’hui plus de 30 % des arrivées sont liées à ce sport. Et leur nombre croît chaque année :  2 400 parachutistes ont fait le déplacement à Béni-Mellal en 2008, contre 800 seulement en 2006, et 1 500 en 2007.