Textile : 16 000 ouvriers formés grà¢ce au plan d’urgence mis en Å“uvre en 2010

L’Amith et l’OFPPT préparent un deuxième programme de formation, à  la carte cette fois-ci. Ils ont décidé d’aller sensibiliser les potentiels candidats, même dans les régions éloignées des centres industriels.

L’Association marocaine des industries du textile et de l’habillement (AMITH) et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) reconduisent le plan d’urgence pour la formation mis en place en mars 2010 pour répondre aux besoins urgents des entreprises en main-d’œuvre. Le premier plan a porté sur une formation alternée et accélérée de profils déterminés, notamment les opérateurs et opératrices de machines qui manquaient aux entreprises. Cette fois-ci, les deux parties ont opté pour une formation à des métiers précis, entre autres, la maintenance, le management et la couture. L’Amith et l’OFPPT ont créé une commission chargée de définir et recenser les besoins nouveaux des entreprises. L’opération sera soutenue par une campagne de communication co-financée par ces structures. La formation est quant à elle prise en charge par les entreprises.

Pour cette deuxième étape, il a été décidé d’aller sensibiliser les potentiels candidats, même dans les régions éloignées des centres industriels, comme il est prévu d’acheminer des unités mobiles de formation dans des petites villes comme Taza, Guercif ou encore Ben Ahmed. L’Amith compte également reproduire le schéma de la formation par apprentissage qui a déjà été proposée aux entreprises intervenant dans des filières déterminées comme la lingerie ou le délavage. Cette formule a permis de former 4 000 personnes durant les deux dernières années.

A cause de la crise, beaucoup d’ouvriers s’étaient recasés dans d’autres secteurs

Ce plan de formation est motivé par le besoin de main-d’œuvre et par le succès du premier. D’après le bilan effectué par l’AMITH à la fin du mois de février, 16 243 ouvriers ont été formés. C’est à Tanger que l’on enregistre le plus grand nombre d’insertions, soit 5 457 ouvriers. Cette ville est suivie de Fès avec 4 960 recrutements et Rabat avec 3 100. Le Grand Casablanca est en quatrième position avec 1 380 insertions. Viennent ensuite Tensift-Marrakech qui totalise 699 embauches et Chaouia-Tadla avec 632. Ce plan d’urgence a donc aidé les entreprises à reconstituer leurs équipes. Le secteur avait, rappelons-le, perdu entre 2009 et 2010 de 18 000 à 19 000 emplois en raison de la crise en Europe. Beaucoup d’ouvriers avaient migré vers d’autres secteurs industriels plus porteurs à l’époque, notamment l’automobile, le câblage et même l’agroalimentaire.