Test drive du Jaguar XF 3.0 L diesel Luxury

Nul doute que la clientèle appréciera sa consommation mixte qui affiche 6.3 l/km (contre 5.4 l pour la version 2,2 l Diesel), tout comme sa puissance fiscale de 12 CV (9 CV pour sa petite sÅ“ur) qui permet d’échapper à  la hausse programmée de la vignette (50%).

Alors que Jaguar vient de céder à la tentation du 4 cylindres via sa XF 2,2 L diesel Luxury (190 ch), nous avons testé son aînée dotée d’un 6 cylindres en V (240 ch), à savoir le modèle 3.0 L diesel Luxury. Force est d’admettre que pour les passionnés de belles carrosseries et pour les amoureux de la marque britannique, piloter une Jaguar c’est conduire une auto propulsée par un moteur essence.

Mais par les temps qui courent (hausse des prix du carburant, de la vignette…), le marché mondial est à la diésélisation. Alors quid du félin (bondissant et rugissant) diesel ? En fait, il faut certainement rattacher cette question au rachat par l’indien Tata à l’Américain Ford (2008). L’alliance n’a pas été totalement rompue puisque le programme d’évolution du V6 Diesel PSA Ford concerne directement Jaguar. Côté stratégie, il est vrai que la XF avait besoin d’un moteur diesel puissant afin de rivaliser avec les Mercedes E 420 CDI et BMW 535 d, sans parler de l’alliance Renault Nissan Infiniti. Mais attention ! si le bloc moteur est d’origine PSA Ford, toute la conception (logicielle) porte la griffe du félin. Par conséquent, ce V6 diesel exhale une note sonore distinctive totalement dénuée des claquements typiques d’un diesel. A ce sujet, notons que l’insonorisation est excellente à tous points de vue. Côté habitacle, on apprécie le raffinement de la XF qui n’a subi que peu de modifications à l’occasion du restylage.

Il sait confiner à sa juste place l’électronique et limite au maximum le nombre de boutons. Un parti-pris qui permet de mieux apprécier l’irréprochable qualité des matériaux. On regrette cependant l’ergonomie du nouveau système de navigation tactile, pas toujours des plus simples à utiliser. En revanche, les nouveaux sièges remplacent avantageusement les précédents, à la fois par leur confort et le maintien qu’ils procurent. A l’extérieur, la version Luxury brille avec ses phares Xénon avec feu de jour à LED ; ses phares avec allumage automatique et lave-phares ; ses feux arrière avec éclairage par LED ; ses rétroviseurs extérieurs électrochromes, rabattables électriquement ; ses jantes alliages 18’’ Véla ; son ouverture et fermeture par télécommande (Smart key démarrage et accès sans clé), et son imposante calandre avant chromée.

En somme, cette Jaguar version diesel est surprenante (on regrettera juste des suspensions un peu trop rigides). Nul doute que la clientèle appréciera sa consommation mixte qui affiche 6,3 l/km (contre 5,4 l pour la version 2,2 l Diesel), tout comme sa puissance fiscale de 12 CV (9 CV pour sa petite sœur) qui permet d’échapper à la hausse programmée de la vignette (50%). Notons que la diésélisation habite aussi la légendaire XJ et que c’est encore plus performant sur cette limousine (secrètement sportive) puisque sa carrosserie en aluminium est forcément légère. Autre atout de Jaguar Maroc : la garantie 5 ans ou 250 000 km.