Test drive de la Skoda Superb 2.0 TDI

Voilà  une berline familiale que l’on peut classer dans la catégorie des grandes routières mais qui ne jouit pas du statut qu’elle mérite à  maints égards.

Voilà une berline familiale que l’on peut classer dans la catégorie des grandes routières mais qui ne jouit pas du statut qu’elle mérite à maints égards. En effet, la Skoda Superb 2.0 TDI que nous avons testée dans la version Ambition (la seule disponible au Royaume) à BVA 6 rapports bénéficie de la synergie du groupe Volkswagen : plateforme et motorisation du modèle Passat, divers éléments de l’Audi A4… tout en conservant un atout propre à la manufacture tchèque (à l’origine Skoda était une entité métallurgique), à savoir la robustesse de la carrosserie.

Certes, d’autres grands groupes automobiles font jouer ce type d’affinités mais souvent c’est à sens inverse. C’est-à-dire qu’ils le font essentiellement par souci d’économie de coûts et engrangent souvent des profits conséquents en commercialisant des modèles ou des marques en vogue, voire de prestige, en mettant à contribution des éléments de véhicules moins élevé en gamme.

Or, pour le cas de cette Skoda Superb, c’est le client qui réalise une belle affaire, puisqu’il roulera au volant d’une auto inspirée de la Volkswagen Passat pour environ 80 000 DH de moins ! La version Ambition est proposée à 263 000 DH (boîte manuelle) et 293 000 DH (boîte automatique), clés en mains. Malheureusement, un frein psychologique empêche encore la clientèle locale de franchir le pas : manque de notoriété de la marque tchèque… d’autant plus frappante sur le haut de gamme. Pourtant, il s’agit là d’une injustice car cette auto est surprenante à plus d’un titre. En effet, la Superb jouit d’une habitabilité arrière record, un coffre de 595 litres avec le système Twindoor lequel offre deux possibilités d’ouverture, soit comme une malle classique, soit comme un hayon (un simple contacteur situé à côté de l’ouverture du coffre permet de solidariser le coffre et la lunette arrière). L’ambiance intérieure profite d’un traitement «premium» : plastiques moussés de grande qualité, assemblages impeccables. Planche de bord massive et classique : compteurs cerclés de chrome, placages bois.

Côté conduite, force est d’avouer que l’on a quasiment l’impression de piloter une limousine tant ce grand véhicule est agile et bénéficie de suspensions aux qualités d’amortissement extraordinaires. Ces bonnes impressions sont optimisées grâce à la motorisation et à la BVA. Comme il s’agit de la rampe commune du VW 2.0 TDI de 140 ch, ce diesel procure un bel agrément accouplé à la boîte à double embrayage DSG (30 000 DH pour l’acquérir, tout de même). Nul à-coups, un silence exceptionnel (on dirait un moteur essence), pas de baisse de régime une fois la climatisation bi-zones enclenchée, des reprises saisissantes, une tenue de route remarquable, une consommation appréciable (7,7 l/100 km en ville, 5,1 l/100 km extra-urbain et 6 l/100 km en combiné). Le luxe est encore plus frappant sur le modèle Praha mais plus onéreux. C’est pourquoi CAC a choisi d’importer uniquement la version Ambition, laquelle est déjà bien équipée. Mais comme on a l’impression de voyager en «first class», on aurait apprécié plus qu’une sellerie cuir que cuir Alcantara ; des sièges (au moins conducteur) réglables électroniquement ; le radar de recul ainsi que le système Start/Stop. Par ailleurs, force est d’avouer que bien que l’on se trouve face à une auto statutaire, le design global (surtout les lignes arrières) ne fait pas le consensus.