Tamesna : Al Omrane met en avant ses réalisations

Plusieurs équipements sont achevés et prêts pour l’exploitation. Entre autres, un centre d’assistance aux personnes en situation de handicap, une 2e maison de jeunes, le parc de Sidi Yahya Zaer et la forêt urbaine. Le pôle technologique, l’hôpital et la zone industrielle sont en cours de développement.

Parmi les 4 villes nouvelles que l’Etat a lancées depuis plus de dix ans, Tamesna est celle qui se démarque le plus. Lors d’une visite effectuée mardi dernier, des constats se dégagent: plusieurs habitants animent la ville et de nombreux équipements ont été mis en place et sont même opérationnels. C’est dire que cette ville qui a pendant longtemps traîné une réputation de dortoir ou de recasement de bidonvillois n’existe plus.

En plus des différentes voies d’accès à la ville déjà établies, celle liant Hay Riad à Tamesna sera bientôt ouverte. A côté, 3 équipements sociaux ont été achevés. Il s’agit du centre d’assistance aux personnes en situation de handicap, une unité de protection de l’enfance et un espace multifonctionnel pour femmes. Réalisés en partenariat avec le ministère de la solidarité et celui de l’habitat. L’investissement a nécessité une enveloppe de 6 MDH. Parallèlement, une deuxième maison de jeunes en R+2 devra ouvrir ses portes le 18 mars courant, moyennant un budget de 3,8 MDH. Elle abrite un espace offrant des services de garderie et des formations en cuisine et couture. «Il s’agit des meilleures institutions établies au Maroc tant en termes d’architecture que d’ergonomie et de design», explique Abdelhakim Zidouh, directeur général adjoint de la société Al Omrane Tamesna. Juste à côté, s’est installée l’association Joussour, en plus d’une crèche.

Un autre équipement tout aussi important s’est concrétisé : la Maison de la culture de Tamesna. Etablie sur 2 étages, elle comprend une salle de spectacle d’une capacité de 454 places, un espace scénique, 2 sas d’entrée en chicane, des blocs sanitaires, 2 espaces de dépôts pour décors et logistique…, le volet culturel semble ainsi prendre une dimension importante dans la ville. Le but étant de contribuer au développement des talents dans les différents domaines de la création artistique, de créer un espace d’accueil, de service et d’animation artistique et culturelle en faveur de la ville et aussi de soutenir les initiatives culturelles.

La disponibilité des espaces verts, le groupe Al Omrane en a fait son cheval de bataille. Deux projets phares se distinguent dans ce sens. Il s’agit du parc Sidi Yahya Zaer et d’une forêt urbaine. Le premier est étalé sur une superficie de 10 hectares dont 5,5 ha aménagés. Il comprend 2 terrains de sport, un skate park, des plantations, des allées piétonnes… En fait, avant son aménagement, ce parc n’était qu’un assemblement de bidonvilles qui empêchait l’accès des habitants de Tamesna à Sidi Yahya Zaer. «Tous les habitants des bidonvilles ont profité de la politique de recasement au sein de la ville nouvelle, initiée par Al Omrane», explique M.Zidouh. A travers ce parc et la route qui a aussi été aménagée, les deux centres, à savoir Tamesna et Sidi Yahya Zaer, n’en font plus qu’un. La forêt urbaine, pour sa part, qui est étalée sur 80 ha avec un parcours de 20 km, n’a rien à envier aux autres, auprès des grandes villes. D’ailleurs, plusieurs sportifs s’y entraînent et des familles s’y promènent en semaine comme en week-end. Elle comprend un parking, des circuits de promenade, des espaces de jeux pour enfants, ainsi que des espaces ouverts pour les résidents de la ville pour les loisirs et les activités récréatives, sportives et culturelles. Non loin, un pôle technologique est en cours de construction, avec un budget de 150 MDH. Prévu pour septembre 2022, il intègre une école nationale de commerce et de gestion, une annexe de l’Ecole supérieure de technologie, une faculté proposant des formations de licence et masters professionnels en sciences, lettres, sciences humaines, économie et gestion, un DEUG des filières fondamentales ; cela, en plus d’une cité de l’innovation et des sciences et des structures communes (club de l’université, bibliothèque, complexe socio-culturel de l’université…). Par ailleurs, un hôpital est en cours de construction, requérant un investissement de 27 MDH, l’achèvement est prévu pour la fin de cette année. Les équipements scolaires ne sont pas en reste. En effet, la ville compte 25 établissements. Dans le détail, il existe 9 écoles, 6 collèges et 5 lycées publics, en plus de 5 autres privés, tous opérationnels. Deux autres établissements privés et deux autres étatiques sont en cours de réalisation.

La ville qui abrite actuellement 50 000 habitants, entend atteindre 250 000 à terme. Le nombre de logements est de 27 653 unités dont 24 000 achevées et 3653 en cours. Ils sont répartis à hauteur de 30% pour le public et 70% pour le secteur privé. Il est important de signaler également la disponibilité d’une zone industrielle, que réserve la ville pour le développement de plusieurs activités et la création d’emplois (1700 à terme) en vue d’assurer une croissance économique. Al Omrane Tamesna assure l’accompagnement des investisseurs de la zone industrielle en mettant à leur disposition un guichet unique pour leur faciliter les démarches administratives concernant l’obtention des autorisations de construire.

Des entreprises s’y sont déjà installées, opérant notamment dans le secteur pharmaceutique, des services liés au BTP, l’agro-alimentaire…, plusieurs autres activités sont prévues, à l’instar des pièces de rechange, des revêtements, de stations multiservices, de la fabrication des semi-remorques en aluminium, de la fabrication et montage de machines hydrauliques, de l’architecture métallo textile…