Tamesna : 22,75 milliards de DH déjà investis

Ecoles, collèges, lycées, centre commercial et de services, centre de santé et institut de formation professionnelle sont déjà réalisés. Un pôle technologique, un marché en plein air, un hôpital local et un complexe culturel sont en chantier. La ville compte actuellement 45 000 habitants et pourrait en recevoir 250 000.

La ville nouvelle de Tamesna fête ses dix ans ! A cette occasion, le Groupe Al Omrane, en partenariat avec l’association du Festival de Tamesna, y a organisé, le 16 mars, un colloque international sous le thème: «Villes nouvelles en Afrique: Regards croisés». Badr Kanouni, président du Directoire du holding Al Omrane, estime que «ce colloque est une opportunité d’échange d’expériences entre les pays africains qui doivent faire face aux défis conjugués de l’urbanisation massive, de la croissance démographique et de l’immigration qui en découle». Et d’ajouter, à propos de Tamesna, que «le projet des villes nouvelles n’est pas celui d’un seul secteur, mais un projet qui concerne l’ensemble des parties impliquées au niveau de l’Etat».
Lancée le 13 mars 2007, Tamesna s’étale sur une superficie de 840 hectares dont 425 hectares destinés à l’habitat. A l’heure actuelle, la ville comprend environ 45 000 habitants. A terme, elle pourra accueillir jusqu’à 250 000 habitants et couvrira, à elle seule, près de 38% des besoins en logements de la région de Rabat.

Sur les différents projets lancés dans la ville, plusieurs ont été réalisés : écoles, collèges, lycées, poste de gendarmerie, centre commercial et de services, centre de santé, maison de jeunes, terrain à plusieurs activités sportives, institut de formation professionnelle, mosquées, centre de protection civile, etc. D’autres projets sont en cours de réalisation, parmi lesquels un pôle technologique, des espaces verts, un marché en plein air, un hôpital local, ainsi qu’un complexe culturel.
De même que les principaux axes routiers ont été réaménagés et le réseau des routes s’est renforcé autour de Tamesna pour en faire une ville reliée. Par ailleurs, la zone industrielle a accueilli ses premières activités. C’est ainsi qu’une unité est déjà opérationnelle, tandis que les autres chantiers sont très avancés.
Considérer le développement urbain comme une opportunité
Le montant total des investissements, au titre de ces projets, s’élève à 22,75 milliards de DH, dont 21 milliards pour les projets de développement et 1,75 milliards pour l’aménagement.
Nabil Benabdallah, ministre de l’habitat et de la politique de la ville, a, quant à lui, mis l’accent sur le paradoxe que vit aujourd’hui l’Afrique qui est un «continent qui connaît le plus bas taux d’urbanisation, mais dont les capitales sont surpeuplées, avec une densité extrêmement importante». Et de préciser que la population urbaine en Afrique est passée de 34,5 millions à 486 millions d’habitants, entre 1950 et 2016, et le nombre de mégalopoles de 2 à 57, entre 1960 et 2010. C’est pourquoi, il convient de «considérer le développement urbain comme une opportunité pour créer des richesses».