Sucre : 40% des besoins couverts par la production locale en 2015

La production de betterave sucre a progressé de 45% en 2013-2014.
La facture des importations s’allège depuis 2012.

D’après les derniers chiffres de la Fédération interprofessionnelle marocaine du sucre (Fimasucre) publiés par Fellah trade, le portail du Crédit Agricole du Maroc, la campagne 2013-2014 a été favorable pour la filière sucrière. A l’origine, les bonnes conditions climatiques, le développement de la mécanisation et le renforcement de la recherche et développement.

Mais il y a également la hausse de 48% des superficies dédiées à la betterave dont la production a aussi progressé de 45% en comparaison avec la précédente campagne. La chute de 25% de la superficie réservée à la canne et 55% de la production n’a donc pas provoqué d’effets pervers  sur la filière. Dans le Loukkos, une des principales zones de production, comprenant également El Gharb, Doukkala, Moulouya et Tadla, cette culture est en effet délaissée au profit des primeurs et des arachides, beaucoup plus rentables.

L’objectif est de couvrir 62% de la consommation en 2020

En définitive, la production de sucre blanc a augmenté de 32%, à 480 000 tonnes. Le tout tiré de la betterave et de la canne produites en 2013-2014. Le taux de couverture de la consommation locale de sucre en 2015 est ainsi porté à 40% au lieu de 29%. On est encore loin de l’objectif arrêté par l’Etat qui, à travers le Plan Maroc vert, est de porter la production locale de sucre blanc à 856 000 t à l’horizon 2020, soit 62% des besoins. Il faudra pour ce faire investir 7,6 milliards de DH dans la filière, entre 2013 et 2020, pour augmenter les superficies et moderniser l’outil industriel.

En attendant, les bonnes réalisations de la campagne 2013-2014 ont sans nul doute permis de réduire davantage  la facture des importations de sucre en baisse régulière, faut-il le souligner, depuis 2012. Cette année-là, le Maroc avait importé 1003 tonnes de sucre brut ou raffiné. Le volume est ramené à 923 tonnes l’année suivante et 772 tonnes en 2014. Du coup, la charge financière correspondante est respectivement passée  de 5,1 à 3,7 et 2,9 milliards de DH. Une dynamique à maintenir.