Succès du 1er Forum de la monétique à  Marrakech

15 pays représentés et plus de 320 participants

Le Maroc compte 2,5 millions de porteurs de cartes.

Le premier Forum de la monétique du Maghreb, de l’Afrique centrale et de l’ouest, organisé par le Centre monétique interbancaire (CMI) et le magazine Economie et entreprises a été un succès. D’abord parce qu’il a rallié beaucoup de monde : 15 pays, hormis le Maroc, y étaient représentés, ce qui a donné un parterre de plus de 300 personnes pour la bonne quarantaine d’intervenants qui se sont succédé pour apporter leur témoignage et/ou leur expertise. Il y a ensuite la qualité des débats et de l’expertise des intervenants.

Certes, le Maroc était parmi les pays qui ont avancé le plus en la matière. Même si nous en sommes encore à la bonne carte à bande magnétique – la généralisation de la carte à puce est pour l’année prochaine -, et même si notre arsenal juridique accuse encore un certain retard en la matière, le Maroc est certainement le pays qui a le mieux capitalisé sur la monétique, introduite au milieu des années 1980.
Le couronnement de cette dynamique a été la mise en place de l’interopérabilité des guichets bancaires, menée par le centre acquéreur unique, le CMI. Ainsi, parti de quelques centaines de milliers de porteurs, en atteignant 500 000 en 2000, le Maroc en est à 2,5 millions de possesseurs qui, en 2004, ont fait circuler 4,4 milliards de DH par les 10 000 GAB (guichets automatiques bancaires) et TPE (terminaux de paiement électronique) que compte le système monétique national.

27 opérations par an
A titre d’exemple, un pays comme l’Algérie où le nombre de porteurs est encore autour de 180 000 personnes ne devrait atteindre les 2,8 millions de possesseurs que d’ici à quelques années. La société monétique algérienne n’assure les transactions monétiques qu’au niveau de la capitale du pays. Ceci étant dit, même au Maroc, nous restons très loin de l’utilisation de la monétique et du paiement électronique via Internet, comme cela commence à s’ancrer en Europe. A titre d’illustration, le nombre d’utilisations d’une carte au Maroc ne dépasse guère 27 opérations par an. De plus, les retraits constituent la quasi-totalité des transactions effectuées, ne laissant au paiement que la maigre proportion de 7 % sur l’ensemble des opérations effectuées.