Station de Oued Chbika : pas de «déjà -vu»

Un méga-projet touristique dans les provinces sahariennes, idée «utopique» mais qui répond à  une réelle demande. Le site sera géré comme une municipalité après sa livraison.

Qui irait acquérir un bien immobilier en plein Sahara ? Certains ont bien l’intention de le faire, précisément sur le site de Oued Chbika qui accueillera d’ici quelques années un méga-projet de station balnéaire. Situé à une quarantaine de kilomètres de la ville provinciale de Tan-Tan et à 400 kilomètres au sud d’Agadir, ce projet prouve que tout est envisageable en matière de promotion immobilière et de développement de projets touristiques. Orascom Development, aménageur développeur égyptien du site à côté de la CDG, possède un instinct naturel pour dénicher des lieux vierges, authentiques et époustouflants de beauté. Son ultime objectif est de créer des villes totalement intégrées avec toutes les infrastructures requises où des résidents permanents pourraient y vivre ; un concept totalement novateur à l’échelle nationale. Cet opérateur a jeté son dévolu sur ce site car Chbika se distingue d’abord par sa position géographique et ensuite par son climat ensoleillé tout au long de l’année. En effet, Chbika se positionne face aux îles Canaries, une destination qui ne désemplit pas de l’année. Cette position idéale peut donc attirer un tourisme varié et de qualité.

Innovation à la fois en matière d’emplacement et de concept

Mais en matière de haut standing, vu que ce segment s’adresse à une clientèle informée, cette dernière doit être séduite par des produits insolites, singuliers. A cet égard, l’innovation qui réclame beaucoup de courage peut s’avérer payante car la clientèle fortunée a tendance à ne plus vouloir investir dans du «déjà-vu». Elle désire se singulariser ; il faut donc lui proposer du nouveau. A ce titre, Chbika Sahara Atlantique est un projet qui va créer toute une communauté de vie autour d’une marina, d’un golf, de 8 hôtels, des résidences (villages, riads, appartements), d’un centre hospitalier, d’un centre sportif, d’un musée…Nous pouvons donc aisément dire que c’est une véritable ville qui verra le jour dans le sud du Maroc et non plus une simple station touristique balnéaire. Cet immense complexe se situe dans une zone encore vierge et inexploitée, sur une superficie totale de 1 500 hectares. Les travaux ont déjà démarré depuis un an sur la première tranche de 500 hectares. La livraison des premiers appartements autour de la marina, ainsi que deux hôtels sont prévus pour fin 2013.
Ceci dit, un projet sur maquette inspire à maints égards une méfiance justifiée. Kenza Grefft-Alami de Chbika Développement est sûre d’elle lorsqu’elle affirme que «notre philosophie chez Orascom Development avec notre partenaire marocain, CDG Développement, est de gérer effectivement la ville après sa création, comme une municipalité pourrait le faire. Nous avons fait preuve de notre savoir-faire ailleurs, en Egypte avec El Gouna sur les rives de la Mer rouge, Amoun Island sur les rives d’Assouan, Taba Heights dans le désert du Sinaï, the Cove “Ras Al Khaima” aux Emirats Arabes Unis et aussi à Oman et en Jordanie. En Europe, nous sommes également présents en Suisse avec l’aménagement de la station alpine Andermatt, ainsi que d’autres projets en cours en Grande-Bretagne, en Roumanie et au Monténégro».
Face à cette expertise, la confiance a opéré puisque le profil des clients qui ont déjà signé un compromis de vente sont des Marocains résidents ainsi que des MRE, qui sont tombés sous le charme du projet et qui y ont cru, des avant-gardistes dont la majorité possède déjà des résidences secondaires. De plus, certains sont conscients de l’opportunité unique des offres de lancement de la commercialisation et ont voulu pleinement en bénéficier. Mais rien ne nous prouve que cet engouement n’était pas dicté par une arrière-pensée spéculative.

Un tournoi de golf pour attirer les acquéreurs

Si l’innovation est inhérente à la conception du projet en lui-même, elle s’est aussi alliée au marketing. C’est ainsi qu’un tournoi de golf est un très bon vecteur de commercialisation dans la mesure où il permet de drainer une clientèle aisée et susceptible d’être séduite. La première édition «Chbika Golf Challenge» a eu lieu du 30 septembre  au 2 octobre, au Royal Golf d’Anfa Mohammédia et a rencontré un franc succès. A tel point que l’opération sera réitérée tous les ans. Par ailleurs, Chbika sera le premier parcours de golf 18 trous de compétition sur la côte Sud Atlantique. Les greens surplomberont le lit historique de l’Oued Chbika et offriront une vue imprenable sur l’océan d’un côté et les superbes reflets dorés des dunes sahariennes de l’autre.
Interrogé sur le vécu des futurs résidents afin de ne pas se contenter du virtuel, Kenza Grefft-Alami se montre prolixe : «Chbika sera une ville de qualité où le luxe n’est pas uniquement réservé aux couches aisées de la population. Le développement de la ville ne sera jamais terminé dans le sens classique. Il restera, une fois après avoir développé les premiers 1 500 ha, encore assez de terrain à aménager et beaucoup d’autres établissements à créer comme une universié, des écoles supérieures et internationales, des hôpitaux spécialisés, des théâtres… Bref, tous les éléments propres à une ville contemporaine. Notre philosophie en tant que créateur de vie de communauté se base sur le fait que tout le monde doit bénéficier des atouts de la ville et de ses bienfaits sans toutefois tomber dans le “all inclusive”. Nous œuvrons en permanence afin que nos résidents ou nos visiteurs puissent vivre en harmonie dans une ambiance qui privilégie la qualité des relations humaines. Cette philosophie repose sur une idée fondamentale : après la création de la ville, nous restons pour gérer effectivement et être garants de la qualité de vie que nous défendons au sein d’Orascom Development». Pour la responsable, le succès de Chbika se mesurera au nombre de résidents permanents qui auront choisi d’y séjourner ?