Sondage du CESE : 85% des marocains insatisfaits de l’état d’aménagement et d’urbanisation du littoral

Les principaux facteurs qui expliquent les dysfonctionnements au niveau de l’urbanisation des zones côtières sont respectivement l’incohérence des politiques publiques (26%), le mode de gouvernance et la multiplicité des acteurs intervenants sur le littoral (26%), l’ineffectivité des documents d’urbanisme (23%) et la problématique du foncier (18%).

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) a sollicité, du 11 au 24 mai 2022, la contribution des citoyens à travers sa plateforme « ouchariko.ma », et ce, dans le cadre de l’élaboration de son avis sur l’aménagement et l’urbanisation durables du littoral.

Les résultats du sondage montrent qu’une grande majorité des participants (85%) est insatisfaite de l’état d’aménagement et d’urbanisation du littoral national, alors que le pourcentage de ceux qui en sont satisfaits ne dépasse pas 11%.

Selon la même source, 26% estiment que l’incohérence des politiques publiques est un facteur de dysfonctionnement au niveau de l’urbanisation des zones côtières.

Quatre principaux facteurs expliquent les dysfonctionnements au niveau de l’urbanisation des zones côtières, pour les participants à ce sondage.

Il s’agit respectivement de l’incohérence des politiques publiques (26%), du mode de gouvernance et de la multiplicité des acteurs intervenants sur le littoral (26%), de l’ineffectivité des documents d’urbanisme (23%) et de la problématique du foncier (18%).

Par ailleurs, 81% des personnes interrogées considèrent que l’action de réformer la politique d’urbanisme est importante pour mettre en œuvre une urbanisation et un aménagement durables du littoral, indique-t-on de même source.

Concernant les mesures proposées pour mettre en œuvre une urbanisation et un aménagement durables du littoral et assainir l’existant, les résultats de la consultation montrent en effet l’importance accordée par les citoyennes et les citoyens à un ensemble d’actions qu’ils jugent « très importantes », à savoir la réforme de la politique d’urbanisme (81%), l’amélioration de l’applicabilité des documents d’urbanisme (70%), la promotion de la recherche scientifique sur le littoral (78%), le renforcement de la démocratie participative par une implication régulière et active des citoyen(ne)s et de la société civile dans le processus de planification urbaine (66%), la réforme du foncier (67%) et la simplification des procédures de délivrance des autorisations d’urbanisme (48%).