Smartphones : les applications «médias» ont la cote

Hespress dépasse le million de téléchargements, suivi d’El Botola. Utilisées moins fréquemment, les applis «services pratiques» arrivent juste après.

Malgré le manque toujours pesant de contenu interactif, il y a des applications marocaines pour Smarphones qui cartonnent, toutes proportions gardées, bien sûr. Un petit coup d’œil sur la plate-forme Google Play du système d’exploitation Androïd permet de s’en rendre compte. L’application du journal en ligne Hespress culmine à plus d’un million de téléchargements tandis qu’El Botola dépasse les 300000. Les radios sont aussi appréciées : Radio Mars a été téléchargée plus de 50 000 fois, Hit Radio plus de 100 000. «En ce qui concerne la presse, les navigations via mobile ont dépassé celles faites sur le Web», confie Mohamed Benboubker, DG chargé du développement de Mobiblanc. Selon lui, les applis «médias» occuperaient donc la première place en nombre de téléchargements et de fréquence d’utilisation. Juste après, on trouve les applis «services pratiques» utilisées de façon moins régulière, telles que celles de Lydec, Telecontact ou encore des banques. L’application de l’annuaire électronique a par exemple été téléchargée plus de 50 000 fois.

Chez les établissements de crédit, celle de CIH Bank l’a été 10 000 fois. «Pocket Bank» de la Banque Populaire compte plus de 50 000 utilisateurs tout comme «Attijari Mobile». Quant aux opérateurs télécoms, ils se livrent également une concurrence acharnée sur le terrain des applis. Meditel & Moi arrive en tête avec plus de 100 000 téléchargements. En face, Jawal, MT Info ou encore Fidelio, toutes de Maroc Telecom, dépassent chacune les 50 000 utilisateurs. MyInwi suit avec moins de 10 000 téléchargements, mais WiFi 7dak d’Inwi a dépassé ce seuil. 

Casa Mdinti, la première appli interactive du service public

Il existe des dizaines d’applications éphémères, saisonnières ou thématiques que le mobinaute utilise pendant 1 à 3 mois avant de les supprimer. C’est le cas d’applications de jeux ou de service public. «La dizaine d’applications du public (Infraction, Ma CNSS, etc.) ne présente pas de réel intérêt de mobilité par rapport au web. Le secteur public sent le besoin de développer ce genre d’outils mais ne dispose pas de ressources en interne qu’il pourrait mobiliser pendant 1 à 2 mois et préfère toujours le moins-disant», explique M. Benboubker. Selon lui, la situation va évoluer. «Il ne faut pas que le Maroc rate le coche du mobile, après avoir raté celui du web». En attendant, sa société vient de dévoiler Casa Mdinti, disponible sur iOS et Androïd et lancée à l’initiative du service propreté de la ville de Casablanca. Outre les horaires de ramassage des ordures ou des exemples d’écogestes, l’appli permet le dépôt d’une réclamation en temps réel, avec géolocalisation et envoi de photos, le tout étant transmis au prestataire concerné. La réclamation sera traitée dans les 24h qui suivent et le mobinaute recevra une photo pour attester des améliorations.