Seulement 30% des Marocains satisfaits de leur qualité de vie

Le logement, le revenu, l’emploi, la santé, l’éducation et le domaine sociétal sont, par ordre, les déterminants du bien-être des Marocains. Les difficultés quotidiennes s’amenuisent avec le niveau de formation.

Quel est le degré de satisfaction de la population marocaine par rapport à sa qualité de vie ? C’est la question qui a été posée lors d’une rencontre organisée par le Haut Commissariat au Plan (HCP), le 22 avril à Rabat, au cours de laquelle ont été présentés les résultats de l’Enquête nationale sur le bien-être réalisée par le HCP en 2012. Cette enquête a permis l’identification par les citoyens des six principaux déterminants du bien-être sur leur vie quotidienne. Parmi ces déterminants, le logement est évoqué par 60% des Marocains, le revenu par 45%, l’emploi par 43%, la santé par 32%, l’éducation par 24% et le domaine sociétal (solidarité sociale, confiance, vie familiale, culturelle, spirituelle, loisirs) par 29%. Ces éléments sont en fait le socle d’une vie décente. Le problème – et cela doit sûrement interpeller les pouvoirs publics – est que le niveau de satisfaction se situe en dessous de la moyenne dans tous ces domaines. Il est de 4,7/10 pour le logement, autant pour le travail, 3,4 pour la santé, 4,3 pour l’éducation, 4,5 pour le sociétal et 3,6 pour la vie culturelle et les loisirs.

Ruraux et ouvriers largement désavantagés

En définitive, il ressort de l’enquête que près de 30% des Marocains se déclarent satisfaits ou très satisfaits de leur qualité de vie, 24,4% moyennement satisfaits et 45,7% peu ou pas satisfaits. Les résultats montrent également que les 20% de la population jouissant de la meilleure qualité de vie déclarent un niveau moyen de satisfaction de 6,3/10 contre 3,7/10 pour les 20% ayant une mauvaise qualité de vie. En ce qui concerne les 20% des personnes les plus à l’aise en termes de qualité de vie, 80% sont des citadins et 60% ont un niveau d’enseignement secondaire ou supérieur. De même que 44% d’entre elles sont des cadres supérieurs ou moyens et déclarent un revenu supérieur à 5 000 DH par mois.

Pour ce qui est des 20% de personnes les plus désavantagées, 53% vivent en milieu rural et près de la moitié sont sans niveau scolaire. En outre, 40% d’entre elles sont des ouvriers, 24% des exploitants agricoles et 70% déclarent un revenu inférieur à 3 000 DH par mois.