Seulement 138 oeufs consommés par an et par habitant au Maroc contre 160 en Tunisie

Par rapport aux pays plus développés, l’écart est plus grand : 211 oeufs par an et par habitant en Espagne et 323 au Japon. La production d’oeufs a augmenté de 40% entre 2001 et 2010.

La 4e édition de la journée de l’oeuf sera célébrée les 14 et 15 janvier à Marrakech sous l’égide de l’Association nationale des producteurs d’œufs de consommation (ANPO) et la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa). Dans l’esprit des producteurs comme de leur fédération, il s’agit d’un rendez-vous privilégié dans l’année pour présenter les bienfaits de la consommation de cet aliment dont les propriétés sont quelque peu méconnues. Mais c’est aussi le moment de présenter le plan marketing 2012 de l’ANPO.
Les organisateurs insistent sur le fait que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont établi que la consommation moyenne des protéines d’origine animale devrait se situer entre 25 g et 30 g par jour alors qu’au Maroc cette moyenne est à peine de 18 grammes. Un œuf contient 75% d’acide gras mono et polyinsaturés et 25% d’acides gras saturés.
Ceci étant, la consommation au niveau national, tout en étant faible, a connu une évolution remarquable puisque nous sommes passés d’une moyenne de 21 œufs par an et par habitant en 1970 à 138 en 2010. Mais il reste que le Maroc se situe toujours derrière des pays de niveau de développement comparable comme la Tunisie, où cette moyenne est de 160 œufs par an et par personne. En comparaison avec des pays plus avancés économiquement, le gap devient plus large. Les exemples les plus frappants sont l’Espagne (211), la France (245) ou encore le Japon (323) et la Chine (349).

233 élevages de poules pondeuses autorisés

Naturellement, derrière la sensibilisation à la consommation de l’œuf, les producteurs cherchent à élargir leur marché. Les chiffres de 2011 ne sont pas encore arrêtés. Mais en 2010, le Maroc avait produit 4,5 milliards d’œufs de consommation, dont 3,7 milliards par le secteur moderne. Depuis plus de dix ans, la croissance de la production est exclusivement portée par ce secteur dont les réalisations se montaient à 2,4 milliards d’unités en 2001, soit, par rapport à 2010, 1,3 milliard d’unités supplémentaires. Pendant ce temps, la contribution du secteur traditionnel s’est stabilisée à 800 millions d’unités, d’après les statistiques de la Fisa.
Le secteur comprend 233 élevages de poules pondeuses autorisées, 5 centres de conditionnement des œufs de consommation et deux unités de transformation. La filière s’est en effet allongée avec l’entrée d’opérateurs spécialisés dans la production industrielle à l’état liquide (blanc et jaune séparé ou mélangé).
Pour marquer les journées des 14 et 15 janvier, les organisateurs ont prévu de préparer la plus grande omelette d’Afrique sur la place.