Sept start-up retenues pour la première saison de Numa Casablanca

Seules les start-up respectant une charte de responsabilité claire sont admises. En partenariat avec Impact Lab, Numa Casablanca offre un programme d’accompagnement de 5 mois.

Son nom est la contraction de «numérique» et «humain». L’aventure de Numa, qui s’appelait à l’origine Silicon Sentier, a démarré en 2000 en plein cœur de Paris. Depuis 2015, cet accélérateur de start-up qui a rapidement séduit en se faisant notamment soutenir par Orange, BNP Paribas et Google, s’est lancé dans une dynamique d’internationalisation. Après Bangalore, Moscou et Barcelone, le concept atterrit, fin 2015, à Casablanca grâce au partenariat conclu avec Eiréné4Impact, un incubateur-accélérateur-investisseur de start-up marocain créé en 2014 et rebaptisé depuis Impact Lab. «Il faut savoir que Numa est l’un des rares accélérateurs occidentaux qui s’intéresse aux pays émergents. Sa démarche d’internationalisation a démarré en 2015 avec un objectif de 15 accélérateurs sur les 3 prochaines années», nous confie Leyth Zniber, PDG et fondateur d’Impact Lab. Indépendants l’un de l’autre tout en étant partenaires dans Numa Casablanca, les deux entités visent différentes start-up : Numa Casablanca sélectionne des start-up responsables (parité des genres, salaires décents…) quand Impact Lab n’accompagne que des start-up à fort impact social et environnemental. Pour être une start-up Numa Casablanca, il faut donc respecter une charte de responsabilité claire.

Certaines start-up seront réorientées vers le programme d’incubation

Pour la première saison de Numa Casablanca –et la 4e d’Impact Lab– lancée début février, ce sont 7 start-up marocaines qui ont été sélectionnées pour bénéficier d’un programme d’accompagnement de 5 mois. A l’issue d’un premier mois de diagnostic, actuellement en cours de finalisation, près de la moitié sera invitée à poursuivre le programme. «Le mois de diagnostic est primordial pour connaître l’entrepreneur. Il est important que la start-up soit à un point d’inflexion. Si elle ne l’est pas, nous la réorientons vers notre programme d’incubation qui dure de 3 à 12 mois», explique Leyth Zniber. Le programme d’accélération comprend une formation personnalisée, l’accès à un réseau étoffé d’experts, de clients et de partenaires potentiels, une boîte à outils (canevas de travail) et le partage de savoirs entre start-upers. A l’issue des 5 mois, une dernière sélection est réalisée qui permet cette fois à Impact Lab de sélectionner 2 ou 3 start-up dans lesquelles il va investir 5% du capital. «Pour cette première saison, nous avons reçu une cinquantaine de candidatures dont quelques-unes provenant de l’étranger, notamment du Nigéria et du Pakistan. Nous organisons deux saisons par an. L’appel à projets pour la deuxième saison, ouvert à toute start-up intéressée par l’Afrique, sera lancé courant avril», poursuit Leyth Zniber. A ce jour, Impact Lab, qui opère également dans l’éducation à l’entrepreneuriat, a investi 1,5 MDH dans le capital de 4 start-up dont Lik, SanTV et Educall. Pour sa 4e saison, 6 start-up seront soutenues.