Sefcam restructure son haut de bilan

Le capital, initialement fixé à  6 MDH, a été porté à  17,3 millions avant d’être ramené à  7 millions.

Aéronautique Sefcam, filiale marocaine du groupe marseillais Sefca, sous-traitant aéronautique de renommée mondiale, qui emploie près de 500 personnes à  travers le monde, vient de restructurer son haut bilan via une opération d’augmentation de capital dite «en accordéon». Ainsi, le capital de départ de 6 MDH a été porté dans un premier temps à  17,31 millions, soit une injection de 11,31 millions de DH d’argent frais, avant d’être ramené à  7 millions, suite à  une réduction de 10,31 millions, destinée à  apurer les pertes cumulées en moins de deux ans d’activité.
Spécialisé dans la tôlerie fine et le traitement de surface d’alliages légers, le groupe Sefca a fait le choix stratégique de s’installer au Maroc dans le sillage de l’émergence d’un groupement aéronautique autour de EADS Maroc Aviation, Snecma Morrocco Engine Services et Matis Aerospace. Ce qui lui a permis de s’approcher des unités marocaines de ses principaux donneurs d’ordre. Et avec un investissement initial de 25 MDH, dont 6 MDH en fonds propres, dans son unité du technopôle de Nouaceur, les revenus d’exploitation ont été logiquement plombés par les amortissements du départ et les charges financières lourdes, sans compter le coût de la formation des équipes (effectif de 40 personnes) pour une activité à  forte valeur ajoutée.

Amortissements et charges financières ont englouti les revenus d’exploitation
Conjugué à  une montée en régime du chiffre d’affaires, le nouvel apport des actionnaires devrait permettre à  la société de dégager un cash- flow plus significatif et d’autofinancer en bonne partie ses investissements d’extension. De quoi réjouir Acasa (Accès Capital Atlantique SA), le fonds de capital-risque issu d’un partenariat entre la CDG (Caisse de dépôt et de gestion) et la Caisse de dépôt et de placement de Québec, qui contrôle 34 % du capital et dont l’objectif initial était de céder ses participations au bout du quatrième ou cinquième exercice, avec, bien sûr, une plus-value significative