Se dirige-t-on vers l’année la plus pluvieuse en 30 ans ?

Bilan de direction de la météorologie pour la période du 1er septembre au 21 janvier.
Le niveau des précipitations est exceptionnel dans le nord. Toutes les régions excédentaires à  l’exception de Laà¢youne et Dakhla.

I l y a des années qu’on n’a pas connu une année aussi pluvieuse. Le bilan de la période allant du 1er septembre 2008 au 21 janvier 2009, dressé par la météorologie nationale, à la demande de La Vie éco, montre que, par rapport à une moyenne sur trente ans, la situation est excédentaire sur tout le pays, à part Tan Tan (autant que l’année dernière, soit près de 59 mm), Laâyoune (- 3 %) et Dakhla ( – 10 % avec près de 17 mm). C’est le Nord qui détient la palme avec des variations dépassant 400 % à Nador et plus de 360 % à Al Hoceima. Même dans l’Oriental les pluies sont abondantes : Oujda a enregistré un excédent de 178 % et Taourirt de 193 %. Dans le Saïss, il a été constaté une hausse de 208 % pour Fès et 98 % pour Meknès.
Plus on va vers le centre, plus l’écart entre la moyenne calculée sur 30 ans et le niveau actuel, qui reste néanmoins variable, tend à diminuer tout en restant appréciable. Ainsi, si le Gharb a été bien arrosé (l’excédent est de 87% pour Sidi Slimane et Kénitra et  116 % pour Rabat-Salé), Mohammédia a enregistré des excédents de 134 % (plus de 469 mm) alors que Casablanca a connu des précipitations plus importantes de 72 % par rapport à la moyenne dite «normale», à plus de 365 mm.

Les régions du Nord-Ouest mieux arrosées depuis octobre
Dans le Souss, les variations sont de l’ordre de + 22 % pour Agadir Massira, seulement 8 % pour la station d’Inezgane et 65 % pour Tiznit, par exemple. Cependant, il faut noter que si les pluies ont été plus abondantes que d’habitude, ces régions ont aussi connu des épisodes stables et sans pluie, ce qui fait que les valeurs enregistrées durant les pics doivent être recalculées sur la période considérée.
Comme le note la météorologie nationale, les précipitations étaient sous forme d’averses et même de grêles durant le mois de septembre. L’autre caractéristique est que la variation est importante et les intensités souvent fortes et de courte durée.
A partir du 22 octobre, c’est l’influence maritime venant de l’Atlantique qui a porté les perturbations, favorisant ainsi leur arrivée dans les régions du Nord-Ouest alors qu’au départ elles n’avaient intéressé que les reliefs, les versants Sud-Est de l’Atlas et les côtes méditerranéennes.
De nouveaux records de pluies ont été établis. C’est ainsi que 199,5 mm ont été enregistrés à Tanger le 23 octobre 2008 contre 124,5 mm le 4 octobre 1997. Un deuxième record est battu à Tétouan le même jour : 94 mm contre 86,5 mm le 6 octobre 1984.