Salon international de l’agriculture : 7 ans et des lettres de noblesse

Par rapport à  la première édition du SIAM en 2006, la superficie d’exposition a doublé pour atteindre 100 000 m2. 700 000 visiteurs attendus cette année. 9 pôles d’exposition dont un espace international avec plus de 100 exposants étrangers. Une édition sous le signe de l’innovation.

Par rapport à la première édition qui s’est tenue en avril 2006, préparée à l’arraché (en 3 mois), la 7e version du Salon international de l’agriculture au Maroc (appelé au début Siagrim avant de devenir Siam) a eu le temps de murir et d’acquérir ses lettres de noblesse. En effet, en 7 ans, le salon de Meknès est réellement devenu ce rendez-vous incontournable, inscrit dans l’agenda des exposants de plusieurs pays et cette vitrine prometteuse de l’agriculture marocaine. Il n’a cessé d’enregistrer les succès que peu lui prédisaient au départ, après que les éditions successives aient largement tenu leurs promesses.

Ainsi, la superficie du salon a doublé, en passant de 50 000 à 100 000 m2 (dont 70 000 couverts), le nombre d’exposants aussi est passé de 400, dont 50 étrangers de 14 pays, à 812 dont 100 représentants étrangers lors de la 6e édition. Le nombre de visiteurs pour sa part a été multiplié par 4,7 fois, puisque 150 000 personnes avaient fait le déplacement lors de la première édition alors que cette année on en attend 700 000.

De même l’espace d’expositions a augmenté de 11% par rapport à la 6e édition, puisqu’il est de 62 622 m2 contre 56 640 il y a un an. Les premiers bénéficiaires de cette augmentation sont le pôle agrofournitures (+38%) et le pôle international (+ 17%) suivis des pôles produits (+ 11%), élevage (+ 8%) et machinisme (+ 2%). Les 4 autres pôles ont gardé les mêmes dimensions.

Après l’agriculture solidaire, la recherche et l’innovation

Le pôle international, qui a gagné ses galons et forcé le respect, à travers les partenariats et les contrats qui y sont signés chaque année, connaît pour cette édition la participation de 35 pays des cinq continents. A signaler qu’après l’Allemagne en 2010 et la France en 2011, c’est le Canada qui sera à l’honneur lors de cette 7e édition et plusieurs activités seront programmées à cette occasion.
Organisé du 25 au 29 avril, sur une durée de 5 jours (contre 8 pour la première édition) dont deux réservées aux professionnels et 3 aux professionnels et grand public, le salon s’articule autour de neuf pôles aujourd’hui, alors que la 1ere édition n’en comptait que 6.

D’autre part, le SIAM propose un programme étoffé de nombreuses conférences autour du thème «Recherche & innovation», qui seront médiatiquement couvertes par 200 journalistes nationaux et internationaux. Cela, bien sûr, sans compter la tenue des Assises de l’agriculture, instaurées à partir de la 3e édition et qui sont devenues un rendez-vous pour faire le point sur les avancées du Plan Maroc Vert et les perspectives d’avenir pour le secteur.

Cette année, la 7e édition  a été placée sous le signe de l’innovation. L’agriculture marocaine doit s’orienter vers des pratiques durables et plus respectueuses du consommateur et de l’environnement, basées sur la recherche et l’innovation pour parvenir à une plus grande compétitivité et une meilleure adaptation aux conditions climatiques du pays. Pour reprendre les paroles de Jawad Chami, commissaire du salon, «la présentation et la mise en valeur de ces innovations offriront ainsi à notre agriculture séculaire une belle opportunité d’entrer de plain-pied dans le monde agricole de demain». Dressant un bilan de la précédente édition, M. Chami a souligné que le SIAM 2011 avec le thème «Agriculture solidaire», second pilier du Plan Maroc Vert, a rencontré un franc succès avec l’aménagement d’un souk permettant la découverte des produits du terroir ainsi que la rénovation de son pôle Produits. De même le pôle Régions, fruit d’une mobilisation nationale, a brillé par l’intérêt qu’il suscite, chaque année plus important. Les 16 régions du Royaume y déploient leur potentiel, mettant en avant leurs spécificités, les réussites et les innovations territoriales qu’elles ont mises en œuvre, dans le but de faire connaître leurs produits et richesses agricoles.

En ce qui concerne le pôle Elevage, très couru, avec ses 1 800 animaux présentés, il a rassemblé les plus belles bêtes du Royaume, et a abrité un concours chaque année plus prisé pour les éleveurs et le public.

En marge de l’activité des différents pôles, un programme riche et varié est animé par des nationaux et étrangers (chercheurs, patrons ou cadres d’entreprises, responsables d’associations, professeurs, …) spécialistes de différents domaines. Ont été ainsi prévues des conférences, des journées pays, des ateliers d’échanges, des tables rondes, des séminaires, des cérémonies de remise de prix ainsi que de nombreuses animations. Y ont également été abordés des bilans d’accords et perspectives d’avenir, des témoignages, points de vue, présentations de projets, échanges d’expériences, etc.

Conférences, tables rondes et témoignages

Il faut rappeler que l’organisation du salon représente une bouffée d’oxygène pour l’économie de Meknès et la région de par les activités qu’il génère. Cependant, le problème crucial du logement qui se posait depuis le début est toujours là. Par ailleurs, il faut signaler que lors des précédentes éditions de nombreux visiteurs ont regretté l’éparpillement à travers le salon de l’oléiculture, filière ayant une grande importance pour le Plan Maroc Vert. En effet, lors de la première édition, toutes les activités y afférentes étaient regroupées dans un grand stand, permettant au visiteur d’avoir une vision d’ensemble du secteur (techniques, matériel, nouveautés, etc.).